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Comment savoir qu’un patient est guéri de la COVID-19?

Un tube à essai avec un bouchon bleu et une étiquette sur laquelle on peut lire « COVID-19 ».

Un tube à essai utilisé pour dépister la COVID-19.

Photo : Reuters / Denis Balibouse

Radio-Canada

La semaine dernière, un couple montréalais souffrant de la COVID-19 témoignait de son expérience. Bonne nouvelle : Patrick Lowe et Sébastien Corbeil vont mieux, mais ils s’interrogent s’ils doivent passer un autre test de dépistage pour s’assurer qu’ils sont guéris.

Au début, les autorités étaient favorables à ce deuxième test de dépistage, mais maintenant elles le refusent.

Là, on est comme dans le néant. Après 48 h sans fièvre et après votre confinement de 14 jours, vous devriez être correct, aller à l'épicerie ou à la pharmacie sans problème. Ensuite, j'ai des appels de médecins qui me disent, non, c'est 36 jours que vous devez rester à la maison. Ensuite, j'ai dû appeler le 811 qui me dit allez vous faire tester, mais faites comme si c'était votre premier test, dites le pas que vous avez été testé? Faque, tu fais quoi dans ce temps-là, racontent Sébastien Corbeil et Patrick Lowe.

Les consignes de la Santé publique ont évolué depuis l’apparition de la pandémie.

Au début, on disait, oui, il faut deux tests négatifs à 24 h d'intervalle, mais c'est en train de changer. Les recommandations changent rapidement, jusqu'à présent il fallait au moins un test négatif, explique Cécile Tremblay, microbiologiste infectiologue au CHUM et directrice scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec.

C'est un professionnel de la santé qui juge si une personne infectée peut arrêter l'isolement.

Le second test de dépistage est exigé pour certaines personnes, comme le personnel soignant.

On n’applique pas les mêmes mesures pour tout le monde. On veut être plus prudent pour les patients qui sont hospitalisés, pour les travailleurs de la santé ou les patients dans les CHSLD, précise le Dr Philippe Martin, professeur adjoint à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

Pour Monsieur et Madame-Tout-le-Monde qui sont restés à la maison, qui ont eu une infection peu sévère, on sait avec les données préliminaires qui proviennent des autres pays que ces patients-là, au bout de 10 à 14 jours, ils ne sont plus contagieux, et probablement qu'on perdrait nos ressources précieuses de tests en les retestant.

Philippe Martin, professeur adjoint à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke

Les autorités se veulent rassurantes, mais ce n'est pas suffisant pour Patrick et Sébastien. Ils aimeraient en avoir le cœur net.

Je ne vais pas sortir tant et aussi longtemps que je ne serai pas rassuré. Comme Patrick dit, on ne veut surtout pas infecter quelqu'un d'autre. C'est le but premier de rester à la maison. Mais quand tu te fais dire apparemment vous êtes guéris, tu te dis OK apparemment. Je n'irai nulle part, conclut Sébastien Corbeil.

Avec les informations de Marie-Michelle Lauzon

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