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Une infirmière de l'Hôpital Saint-Boniface déclarée positive pour la COVID-19

Gros plan sur un masque de protection N95.

Le Syndicat demande que les infirmières aient un meilleur accès aux tests de dépistage et indique qu’il souhaite que la province autorise les infirmières à utiliser leur jugement clinique pour savoir si une situation nécessite le port d'un masque N95.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Une infirmière travaillant dans le département des urgences de l'Hôpital Saint-Boniface a attrapé la COVID-19 après s’être occupée de patients infectés, selon le Syndicat des infirmières du Manitoba (MNU). Afin de mieux protéger ses membres, le syndicat demande à la province de permettre au personnel soignant de première ligne de porter des masques N95 pour un plus grand nombre de leurs interventions que ce qui est permis à l'heure actuelle.

Cette infirmière infectée n’avait pas voyagé à l’étranger depuis plusieurs mois ou ailleurs au pays depuis au moins un mois, souligne la présidente du syndicat, Darlene Jackson.

Elle indique que ce type de contamination patient soignant était prévisible. Les prestataires de première ligne courent un risque beaucoup plus élevé que le grand public, simplement parce qu’ils sont là et entrent en contact avec les patients en continu pendant la journée, a déclaré Mme Jackson.

L'infirmière de Winnipeg qui a contracté la maladie avait accès à un équipement de protection individuelle, selon le syndicat. Pour sa part, la province n’a pas donné de détails sur ce cas particulier. L'infirmière en question est en isolement à la maison.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, le Dr Brent Roussin, a cependant indiqué mardi qu’un travailleur du Centre de santé régional de Selkirk, au nord de Winnipeg, avait obtenu un résultat positif au nouveau coronavirus et qu’il avait travaillé au département des urgences de cet établissement du 19 au 23 mars. L’infection est liée à un voyage ailleurs au Canada, selon la province. Ce travailleur est également en isolement à la maison.

Le Dr Brent Roussin a indiqué que plusieurs enquêtes sont en cours pour tenter de déterminer si certains cas de transmission entre soignants et soignés sont dus à une utilisation inadéquate de l’équipement de protection individuelle.

Plan très serré du profil du Dr Brent Roussin.

Le Dr Brent Roussin note que plusieurs protocoles sont en place pour protéger les travailleurs de la santé.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Il note que la transmission est possible entre les patients et les travailleurs de la santé et précise que c'est la raison pour laquelle de nombreux protocoles sont en place pour protéger les travailleurs.

Nous avons enquêté sur certains cas où ce type de transmission [de patient à soignant ] pourrait-être à l'origine d'une contamination. Je ne peux pas confirmer qu'il y a eu ce [type de transmission]. Mais lorsque nous verrons de tels cas, l’enquête se concentrera sur cela, dit-il.

Les résultats de ces enquêtes seront communiqués au grand public s'il est établi qu'un grand nombre de personnes sont à risque, ajoute-t-il.

Darlene Jackson souligne que certaines infirmières ont demandé à être équipées de masques N95 et que le syndicat croit qu'elles devraient y avoir accès entre autres pour celles qui font le triage des patients.

Nous devons en parler maintenant, et je pense que nous devons vraiment parler de faire subir des tests de dépistages à plus de prestataires de soins de santé, dit-elle.

L’Organisation mondiale de la santé déclare que la transmission du COVID-19 se fait principalement par gouttelettes et par contact avec des surfaces où se sont déposées ces gouttelettes. L'Organisation soutient qu'il n’y a pas encore de preuve de transmission par voie aérienne. Cependant, dans les situations où des procédures d’aérosol sont utilisées, il pourrait y avoir une transmission aéroportée, et des masques N95 sont recommandés dans ces cas-là.

Meilleure preuve

La chef des soins infirmiers de la province, Lanette Siragusa, a déclaré que le personnel suit les précautions pour éviter les contacts et les gouttelettes lorsqu’il soigne des patients atteints de COVID-19 ce qui signifie l’utilisation de blouses chirurgicales, de gants et de masques chirurgicaux.

Elle indique que les masques N95 sont disponibles pour les procédures générant des aérosols. Les décisions de la province sont basées sur des preuves de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Agence de la santé publique du Canada, ajoute-t-elle. Elle rappelle aussi que l’approvisionnement en masques est limité.

La province demande aux entreprises de fournitures médicales de faire don de fournitures supplémentaires à des endroits désignés du Manitoba.

Plan moyen de Darlene Jackson donnant une entrevue dans la rue, avec en arrière-plan le Health Science Center de Winnipeg.

Darlene Jackson, présidente du MNU demande qu'un plus grand nombre de travailleurs de la santé puisse subir un test de dépistage du nouveau coronavirus.

Photo : Radio-Canada

Le Syndicat demande que plus d'infirmières puissent subir un test de dépistage et souhaite que la province autorise les infirmières à utiliser leur jugement clinique pour décider si une situation requiert le port d'un masque N95.

Le MNU aimerait rencontrer des représentants du gouvernement pour conclure un accord semblable à ce que les syndicats de l’Ontario et de l’Alberta ont fait sur l’utilisation des masques N95.

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