•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vitalité « prêt » à affronter la pandémie du coronavirus

Gilles Lanteigne, PDG du Réseau de santé Vitalité, en entrevue avec Karine Godin au Téléjournal Acadie au sujet des ressources pour affronter le coronavirus au Nouveau-Brunswick.

Gilles Lanteigne, PDG du Réseau de santé Vitalité, en entrevue avec Karine Godin au Téléjournal Acadie au sujet des ressources pour affronter le coronavirus au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le système de santé du Nouveau-Brunswick est en crise, disait en janvier le premier ministre Blaine Higgs. Maintenant que la province n’échappe pas à la menace du coronavirus, nombreux sont ceux qui se questionnent sur la capacité du système à absorber de nouvelles hospitalisations.

C'est d'ailleurs le cas du président d'Égalité santé en français, qui a accusé cette semaine le Réseau de santé Vitalité d'avoir manqué de transparence dans la gestion de cette crise. Ont-ils un plan? a demandé le Dr Dupuis.

Le Réseau de santé Vitalité se fait toutefois rassurant et regrette que les employés de son équipe aient été la cible de ces accusations.

C’est décevant pour toutes les personnes qui travaillent très fort. Ce mois-ci, on a battu des records en termes de nombre de requêtes médiatiques. On est rendu à 130 aujourd’hui, ce qui est vraiment beaucoup, et on a répondu à toutes ces requêtes-là, se défend Gilles Lanteigne.

Le président-directeur général de la régie de santé francophone de la province affirme que son équipe a travaillé dans l’ombre au cours des dernières semaines pour réorganiser les ressources.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

C’est un travail remarquable en quelques semaines. Il a fallu donner des congés et malheureusement, on a dû annuler des activités électives, mais c’est quand même priorisé de façon adéquate, soutient-il.

Davantage de lits et de nouvelles unités

Résultats : 300 lits ont été libérés et des unités dédiées au traitement de la COVID-19 ont été aménagées dans les quatre hôpitaux régionaux de la province, soit l'Hôpital régional d’Edmundston, l'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst, l'Hôpital Régional de Campbellton ainsi que le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton. D'ailleurs, chacune de ces unités comprend une moyenne de 25 lits.

Ces unités ont été complètement vidées et organisées pour recevoir des personnes atteintes de la COVID-19, avec de l’équipement approprié, rapporte M. Lanteigne.

Les hôpitaux communautaires pourraient aussi être réorganisés pour accueillir des patients infectés. De plus, Gilles Lanteigne n’écarte pas la possibilité d’utiliser des collèges et certains hôtels abritant des milieux fermés dans les pires scénarios, seulement si tous les hôpitaux de la province sont saturés.

C’est pas ce qu’on souhaite, mais on est prêts à accueillir les gens [...] On est bien préparés. Ça va juste dépendre de la vitesse à laquelle ça [le virus] va frapper.

Gilles Lanteigne, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité

Par ailleurs, les médecins retraités ont répondu à l'appel et les associations professionnelles ont facilité l’octroi d’un permis. Le personnel et les équipes de médecins sont déjà cédulés, assure Gilles Lanteigne.

Assez de matériel de protection pour le moment

Le dirigeant de Vitalité confirme que le système possède une quantité suffisante d’équipement de protection pour le personnel médical pour le moment, bien qu’il admette que la situation soit préoccupante.

Jusqu’à date, on a de l'équipement de protection pour le personnel de façon suffisante.

Gilles Lanteigne, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité

En ce qui concerne l’équipement destiné aux soins, le réseau dispose d’une centaine de ventilateurs avec ceux rapatriés des collèges communautaires et pour faire de l’enseignement, rapporte Gilles Lanteigne.

Augmenter les dépistages

À l'heure actuelle, le laboratoire médical du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont réalise environ 300 tests de dépistage par jour, mais pourrait en effectuer jusqu’à 500.

On est encore en deçà des capacités pour performer les tests, indique M. Lanteigne.

D’ailleurs, le laboratoire pourrait d’ici quelques jours en faire jusqu’à 1000 quotidiennement.

Plus de 100 membres du personnel médical ont subi le test de dépistage de la COVID-19 et une trentaine d’entre eux sont en isolement. Gilles Lanteigne ne veut toutefois pas s'avancer sur le nombre de travailleurs essentiels déclarés positifs.

Avec les informations de Karine Godin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Coronavirus