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Le manque d'équipement de protection nuit à l'ouverture d'une clinique dentaire d'urgence

La façade extérieure des cliniques-écoles du Cégep de Chicoutimi.

Une clinique dentaire d’urgence pourrait ouvrir à Chicoutimi pour traiter les patients à risque ou atteints du coronavirus

Photo : Radio-Canada / Yves Bergeron

Radio-Canada a appris qu’une clinique dentaire d’urgence pourrait ouvrir à Chicoutimi pour traiter les patients à risque ou atteints du coronavirus.

L'Ordre des dentistes du Québec veut regrouper les services pour assurer la sécurité des patients et du personnel, mais l’équipement de protection dont les dentistes ont besoin n'est cependant pas disponible pour le moment, ce qui retarde le projet.

Une équipe de six dentistes et deux hygiénistes dentaires est prête à ouvrir la première clinique d’urgence en région dans les locaux de la clinique d’enseignement des Techniques d’hygiène dentaire du Cégep de Chicoutimi.

L'endroit serait spécialement aménagé pour accueillir des patients atteints de la COVID-19 ou qui pourraient en être porteurs et qui ont besoin de soins dentaires urgents.

Les dentistes pourraient ainsi continuer à suivre des patients réguliers en urgence à leur clinique sans avoir à mélanger les deux clientèles ni à se soumettre à un processus de désinfection complexe entre chaque patient.

Sous recommandation

L'emplacement de la nouvelle clinique répond à des critères de protection précis, comme un accès extérieur. L'horaire prévoit aussi plus d'une heure entre chaque patient, notamment.

Les gens devront toutefois passer par un dentiste, par un urgentologue ou un médecin parce qu'il faut effectuer des tris, et ce ne serait-ce que pour les urgences, précise la dentiste Marie Blackburn.

La dentiste Marie Blackburn devant le Cégep de Chicoutimi

La dentiste Marie Blackburn.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Les soins dentaires seront offerts aux tarifs habituels, mais Marie Blackburn et les cinq professionnels qui l'accompagnent dans le projet espèrent éviter que les patients ne se sentent abandonnés.

Actuellement, plusieurs dentistes se sentent mal à l’aise de traiter même des cas urgents par manque d'équipement de protection.

Quand tu te sens en sécurité et que ton personnel est en sécurité, tu n'es pas nerveux, tu vas faire ce que tu as à faire et tu vas le faire correctement. Mais si tu n'es pas équipé pour le faire, c'est là que les problèmes viennent et c'est là qu'il y a des accidents et ce n'est pas ça qu'on veut. C'est pour ça qu'on veut instaurer cette clinique-là, explique Marie Blackburn.

La clinique d’urgence a toutefois la même préoccupation en matière de sécurité et son ouverture en dépend.

On a déjà fait la visite des lieux, on a déjà fait des protocoles, on a notre équipe, mais il nous manque les chemises, les visières, les gants plus longs et les couvre-pieds. Sans cet équipement, on ne peut pas ouvrir.

Marie Blackburn, dentiste

Plusieurs craignent donc que des cas urgents de dentisterie ne se retrouvent à l’urgence alors que de nombreuses mesures sont mises en place pour éviter d’engorger les hôpitaux.

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