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Zoom épinglée pour le manque de sécurité et de confidentialité de sa plateforme

Une femme portant des écouteurs discute avec une autre femme par vidéoconférence sur ordinateur.

L'application de vidéoconférence Zoom a vu le nombre de téléchargements de son application aux États-Unis presque quadrupler (+252%) dans la semaine du 16 mars.

Photo : Getty images/iStock / Antonio Diaz

Radio-Canada

L'application de vidéoconférence Zoom, dont l'utilisation a explosé avec la généralisation du télétravail et de la distanciation sociale, est dans le collimateur de la procureure générale de l'État de New York, inquiète du nombre croissant de personnes dont les réunions ont été piratées.

Nous avons envoyé une lettre à Zoom avec une série de questions pour nous assurer que l’entreprise prend les mesures appropriées pour garantir la vie privée et la sécurité des utilisateurs et utilisatrices, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la procureure Letitia James. 

Selon le New York Times, qui a pu consulter la lettre en question, Zoom est qualifiée de plateforme de communication essentielle et précieuse.

Toutefois, dans cette lettre, la procureure générale de l'État de New York indique que l’entreprise a été trop lente à résoudre des problèmes de sécurité tels que des vulnérabilités pouvant permettre à des tierces parties malveillantes [...] d’accéder en douce aux caméras web des consommateurs et consommatrices.

La procureure s’inquiète également du fait que « les pratiques actuelles de Zoom en matière de sécurité ne suffisent pas devant la hausse récente et soudaine du volume ainsi que du caractère sensible des données transitant sur son réseau ». 

« Si Zoom a remédié aux failles de sécurités spécifiques qui ont été rapportées, nous aimerions savoir si Zoom a procédé à un examen plus vaste de ses pratiques de sécurités », précise la lettre. 

Des comportements pornographiques et antisémites

De plus, sur les réseaux sociaux, des personnes, grâce au mot-clé #zoombombed, ont témoigné avoir soudainement vu des images pornographiques ou racistes envahir leur écran lorsqu’elles utilisaient Zoom. 

Le bureau du FBI à Boston a indiqué lundi dans un communiqué avoir reçu plusieurs signalements de téléconférences perturbées par des images pornographiques ou haineuses et du langage menaçant.

Ces piratages surviennent alors que Zoom est très utilisé non seulement par des individus et des entreprises, mais aussi dans de nombreuses écoles, désormais fermées et passées aux cours en ligne.

Parmi les exemples cités par le FBI à Boston, un lycée du Massachusetts ayant signalé qu'un enseignant avait dû interrompre son cours lorsqu'un individu a fait irruption dans la classe virtuelle pour proférer des insultes, avant de crier l'adresse personnelle du professeur.

Une autre école du même État a signalé l'apparition d'un individu portant des tatouages de croix gammées.

Afin d'éviter les piratages, le bureau du FBI à Boston recommande d'utiliser les options de réglage de l'application permettant de privatiser les réunions et d'éviter les partages d'écran.

Envoi de données à Facebook

Lundi, une personne utilisant Zoom a lancé un recours collectif à l’encontre de Zoom qu’elle accuse d’avoir violé la loi californienne en ne s’assurant pas d’obtenir un réel consentement des internautes au sujet de l’envoi de leurs données à Facebook.

Le site d’information Motherboard a découvert, la semaine dernière, que l’application iOS de Zoom, quand elle est ouverte, envoie des informations à Facebook, même si la personne ne possède pas de compte Facebook. 

Parmi ces données partagées avec Facebook, on retrouve le modèle d’appareil utilisé par la personne, la ville d’où elle se connecte, le fuseau horaire, l’opérateur de télécommunications qui la dessert ainsi qu’un identifiant utilisé à des fins publicitaires. 

Zoom réagit 

Lundi, l’entreprise Zoom, installée dans la Silicon Valley, en Californie, a assuré, dans un billet publié sur son blogue, prendre la vie privée, la sécurité et la confiance de ses utilisateurs et utilisatrices très au sérieux.

Nous travaillons 24 heures sur 24 pour nous assurer que les hôpitaux, les universités, les écoles et d'autres sociétés dans le monde puissent rester connectés et opérationnels. Nous apprécions l'intérêt de la procureure de New York pour ces questions et sommes heureux de lui fournir les informations demandées, a ajouté Zoom.

Selon Sensor Tower, qui mesure notamment la popularité des applications, Zoom a vu le nombre de téléchargements de son application aux États-Unis presque quadrupler (+252 %) la semaine du 16 mars, au moment où ont été instaurées les mesures strictes de confinement, puis augmenter encore de 66 % la semaine suivante, pour atteindre 7 millions de téléchargements.

Avec les informations de Agence France-Presse, New York Times, et Motherboard

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