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Des organismes communautaires acadiens inquiets pour leur financement

Un drapeau rouge, blanc et bleu avec une étoile jaune dans le coin gauche, planté dans une plate-bande de verdure devant un église blanche en bois.

Le drapeau de l'Acadie devant l'église Saint-Augustin à Rustico, à l'Île-du-Prince-Édouard, durant le Congrès mondial acadien 2019.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

François Pierre Dufault

Des organismes communautaires acadiens sont inquiets pour le renouvellement de leur financement alors que commence, mercredi, un nouvel exercice financier en pleine crise de la COVID-19.

En temps normal, ces organismes, dont le financement gouvernemental est renouvelé sur une base annuelle, rédigent des demandes de financement dès l'automne pour s'assurer que les nouveaux accords de contribution sont en place à compter du 1er avril.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Mais cette année, en raison de la pandémie de la COVID-19 et des nombreux bouleversements qu'occasionne cette crise de santé publique, des organismes seraient toujours dans l'attente d'une confirmation de leur financement pour le prochain exercice financier.

Il y a beaucoup d'incertitude, souligne Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la Société Saint-Thomas d'Aquin (SSTA), l'organisme porte-parole de la communauté acadienne et francophone à l'Île-du-Prince-Édouard. La grosse question en ce moment, c'est comment nous allons nous assurer qu'il n'y a pas de discontinuité dans le financement.

Notre priorité, en tant qu'organisme porte-parole, c'est de nous assurer de la stabilité financière de nos organismes.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas d'Aquin

De nombreux organismes communautaires acadiens ont conclu des ententes pluriannuelles de financement avec leurs bailleurs de fonds, comme Patrimoine canadien. Mais ce n'est pas le cas tous les organismes, notamment à l'Île-du-Prince-Édouard.

C'est certain que nous avons des organismes qui sont en danger tout de suite, prévient Isabelle Dasylva-Gill. C'est difficile pour ces organismes de ne pas envisager des compressions.

Cette crise de la COVID-19 met en exergue le besoin de trouver une solution pour traiter les demandes de financement des organismes communautaires plus rapidement, affirme Marie-Claude Rioux, la directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

La majorité des demandes de financement sont présentées en septembre ou en octobre. Le fait de devoir attendre jusqu'en mars ou en avril, et parfois plus tard, chaque année, ça met certains organismes dans une situation précaire. Ce serait bien de régler cette question une fois pour toutes.

Marie-Claude Rioux, directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse

Marie-Claude Rioux estime que la solution à plus long terme passe par une dévolution des pouvoirs de Patrimoine canadien vers ses directeurs régionaux, afin que ceux-ci puissent traiter les plus petites demandes de financement. Ça viendrait désengorger l'étude des demandes de financement du côté d'Ottawa qui, encore maintenant, traite toutes les demandes, précise-t-elle.

Une telle approche a déjà été tentée dans le premier mandat du gouvernement libéral de Justin Trudeau et serait toujours dans les cartons du ministère fédéral, selon la directrice générale de la FANE.

Selon nos informations, Patrimoine canadien cherche présentement à accélérer le versement des premiers paiements aux organismes communautaires pour l'exercice financier 2020-2021, afin d'atténuer tout impact de la pandémie de la COVID-19 sur leur stabilité financière.

Dans un courriel à Radio-Canada, le ministère fédéral reconnaît néanmoins qu'afin d'assurer la santé et la sécurité de son personnel en cette période de crise mondiale de santé publique, [ses] effectifs sont présentement réduits, et [ses] normes de service seront affectées.

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