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COVID-19 : un « effort de guerre » pour combler le manque d’équipement médical

Des travailleurs portant des casques de sécurité dans une usine avec des boîtes en carton et des machines vertes.

L'entreprise North Bay Plastic Molders se prépare à fabriquer des composantes en plastique qui serviront à fabriquer des masques et des respirateurs artificiels.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Masques. Respirateurs artificiels. Désinfectant. Tests de dépistage. Bon nombre d’entreprises, tous secteurs confondus, s’attellent à la tâche pour fabriquer de l’équipement médical en cette pandémie de coronavirus.

Des constructeurs automobiles ont réaménagé certaines de leurs installations pour augmenter la production mondiale de respirateurs artificiels et de masques protecteurs.

C’est le cas de General Motors à son usine de Kokomo, en Indiana, qui travaille de concert avec Ventec Life Systems. Leur but : produire plus de 10 000 respirateurs par mois d’ici quelques semaines.

Notre expertise dans le secteur automobile est transférable et nous permettra d’accélérer la production.

David Paterson, directeur des affaires corporatives, GM Canada

M. Paterson souligne que General Motors offre ses services et ses installations à perte, sans préciser les coûts engagés. C’est la bonne chose à faire, affirme-t-il.

Un homme avec une veste jaune dans une vaste salle vide.

L'usine de GM à Kokomo, en Indiana, est réaménagée pour la production de respirateurs artificiels en partenariat avec Ventec Life Systems.

Photo : AJ Mast/General Motors

Pendant ce temps, des fabricants de pièces automobiles, dont Magna, Linamar et Martinrea, collaborent avec l'entreprise torontoise Thornhill Medical pour produire 10 000 respirateurs à la demande du gouvernement ontarien, sans toutefois préciser d'échéancier.

Fiat Chrysler, de son côté, a réaménagé une usine en Chine pour produire un million de masques par mois, qui seraient distribués au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Le constructeur évalue la possibilité de réagencer d'autres usines, dont celles de Windsor, Brampton et Toronto.

Des industries changent de vocation

Le gouvernement fédéral dit avoir reçu près de 3000 propositions d’entreprises souhaitant contribuer à cet effort de guerre. Le Plan canadien de mobilisation du secteur industriel prévoit 2 milliards de dollars pour l’achat en vrac de divers produits.

La compagnie Spartan Bioscience est l’un des huit partenaires retenus à présent dans le cadre de l’initiative. En attendant une approbation accélérée de Santé Canada, l’entreprise d’Ottawa compte produire plus d’un million de tests de dépistage de la COVID-19.

Un homme en sarrau tient un test dans ses mains.

Le fondateur et chef de la direction de Spartan Bioscience, Paul Lem.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Sa technologie Spartan Box permet de déceler la présence du coronavirus en une trentaine de minutes, ce qui réduirait grandement l’attente de résultats, souligne le PDG Paul Lem. Une autre entreprise ontarienne, Precision Biomonitoring, de Guelph, produira elle aussi des tests de diagnostic rapides.

Il faut tous mettre la main à la pâte pour vaincre le virus.

Paul Lem, fondateur et PDG de Spartan Bioscience

Le gouvernement fédéral amasse également des dons d’équipement de protection personnelle et de produits désinfectants de nombreuses entreprises, dont Toyota, Ford, Suncor, Shell et Home Depot Canada. Bombardier, 3M et MedTronic se sont aussi engagés à en fabriquer dans leurs usines.

Un homme portant des lunettes fabrique une petite machine.

Ottawa a reçu près de 3000 soumissions d'entreprises qui souhaitent fabriquer de l'équipement médical en cette pandémie de COVID-19.

Photo : Renata Steiner/General Motors

De l’industrie minière au secteur médical

Donald Champagne de North Bay Plastic Molders veut aussi fournir sa part d'efforts. Son entreprise, qui dessert normalement des minières dans le Nord ontarien et à travers le monde, pourrait changer de vocation lors de la crise sanitaire.

Ses nouvelles installations de 2000 mètres carrés comprennent une aire scellée hermétiquement et équipée d’un système de filtration des particules de l’air à très haute efficacité (HEPA). Cette aire pourra servir à la production des pièces en plastique nécessaires pour fabriquer des masques, des respirateurs et des tapis antimicrobiens.

Pour les pièces médicales, on pourrait être une grosse aide pour l'Ontario et le Canada. Il y a des produits dont on fabrique jusqu'à 24 000 unités par jour, affirme M. Champagne.

Grâce à la souplesse de ses activités, le propriétaire estime pouvoir livrer les commandes en quelques jours seulement.

On n'a pas une grosse entreprise. Un petit bateau se revire de bord plus vite qu’un gros bateau.

Donald Champagne, propriétaire de North Bay Plastic Molders
Un homme en chemise à carreaux dans une usine, devant des machines vertes.

Donald Champagne, propriétaire de North Bay Plastic Molders, veut prêter main-forte aux intervenants de première ligne en grand besoin d'équipement médical.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

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