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Vendre sur Facebook, une bonne idée en cette période de distanciation sociale?

Une femme d'Amos affirme que plusieurs personnes ont été fraudées par une autre utilisatrice sur des groupes d'achat, de vente et d'échange sur Facebook.

Certaines personnes trouvent insensé que des groupes de vente sur Facebook continuent d'être actifs, alors que vendeurs et acheteurs pourraient propager le virus lors de leurs contacts. (Archives)

Photo : Facebook

Des jouets, des vêtements, des meubles, encore aujourd’hui, on trouve de tout sur les groupes d’échange ou de vente sur Facebook. Ce type de groupe a été créé pour inciter la population à réduire l’empreinte carbone de la planète et à économiser.

Alors que les magasins qui ne font pas partie des services essentiels ont dû fermer leurs portes le 24 mars à minuit au Québec, la population est encore active sur ces pages.

Pour Jean Roy, professeur de marketing à l’Université de Sherbrooke, ces ventes aident financièrement les personnes qui se trouvent en situation précaire. Soit qu’on vend des éléments sur Facebook pour faire quelques sous ou encore on va économiser pour acheter à rabais sur Facebook. C’est la première raison, explique-t-il.

Jean Roy.

Jean Roy, directeur du Département de marketing de l’Université de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Quelques dollars pour la vente de DVD ou d’huiles essentielles peuvent parfois changer la donne, selon le professeur de marketing. Vous seriez surpris parfois de voir à quel point la situation de certaines personnes est vraiment serrée, affirme Jean Roy. Donc oui, ça peut permettre des fois à certains d’aller chercher des produits essentiels. Pour d’autres, ça leur permet de faire un petit revenu d’appoint, ce qu’on appelle le revenu discrétionnaire, et se faire un petit plaisir qu’ils n’oseraient pas parce qu’ils manquent un peu d’argent.

Une autre raison, selon lui, est que plusieurs personnes occupent leur temps de cette façon, alors qu’elles se trouvent actuellement à la maison et sans travail.

Fermeture temporaire de certains groupes

Pour fournir leur part d'efforts et éviter la propagation du coronavirus, des gestionnaires de pages d’articles à vendre ont fermé leur groupe pour une durée indéterminée.

Le fondateur de la page « À vendre À Val-d’Or (Abitibi-Témiscamingue) » a bloqué les commentaires et les publications des membres.

Jasmin Rousseau est aussi président de l’entreprise Armoire Rousseau. Tant qu’à avoir fermé mon entreprise, je me disais que ça n’avait aucun sens que le monde continue à transiger des articles usagers, de pair à pair, et risquer de transmettre le coronavirus, explique-t-il.

Une décision bien reçue dans le groupe Facebook, selon Jasmin Rousseau. Il précise toutefois qu’il permet la vente de certains objets essentiels pour les personnes dans le besoin. Elles peuvent m’écrire en privé, si elles sont à la recherche d’une laveuse, je publie à leur place leurs coordonnées et ça fonctionne comme ça, soutient-il. D'ailleurs, il invite les gestionnaires de groupes comme le sien à réduire les échanges de façon temporaire.

Les bonnes pratiques

Le gouvernement du Québec met fréquemment son site web à jour pour y fournir des informations sur la COVID-19.

On peut y lire qu’en général, les coronavirus ne survivent pas longtemps sur les objets. Ils vont survivre environ trois heures sur les objets inertes à surfaces sèches et environ six jours sur les objets inertes à surfaces humides.

De nombreux commerces refusent la monnaie et privilégient les transferts bancaires. Les sacs contenant les articles commandés sont déposés sur le balcon des consommateurs. Il ne faut pas oublier, en même temps, que si on vend ou on achète quelque chose sur Internet, on est capable de faire livrer, sans nécessairement rencontrer les consommateurs. Donc parfois, ça peut être sans risque au niveau de [la COVID-19] également, affirme le professeur Roy.

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, le martèle : le lavage de mains est d’une grande importance.

« Restez à la maison », un message répété par le premier ministre du Québec à plusieurs reprises au cours du mois de mars.

Le premier ministre parle dans un micro; derrière lui, le Dr Horacio Arruda écoute.

Le premier ministre François Legault concède que la bataille sera longue, mais il demande aux Québécois et Québécoises de garder le moral.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Les principaux symptômes de la COVID-19 sont la fièvre, la toux et les difficultés respiratoires. Si vous avez l’un de ces symptômes ou avez reçu des consignes de rester en isolement préventif, vous ne pouvez vous déplacer dans des entreprises considérées comme des services essentiels, comme les pharmacies ou les épiceries.

Pas de sortie sauf si c’est absolument nécessaire. Si on sort, on se tient à 2 mètres des autres personnes et quand on rentre de notre marche ou notre sortie à l’épicerie, on se lave les mains avec du savon pendant 20 secondes. Je pense que si on respecte ce plan-là, on va sauver des vies, a répété François Legault lors du point de presse de mardi.

Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) (Nouvelle fenêtre), la transmission du virus par l’indigestion d’aliments est écartée.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique