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Quarantaine forcée pour des Nunavutois à Winnipeg

Un homme en chemise avec un masque, assis dans une chaise dans un couloir d'hôtel.

Un homme monte la garde dans l'hôtel qui héberge les Nunavutois à Winnipeg.

Photo : Image obtenue par CBC

Radio-Canada

Quelques dizaines d'habitants du Nunavut de passage à Winnipeg ont été placés en quarantaine obligatoire et sous surveillance 24 heures sur 24 pour éviter qu’ils ne transportent la COVID-19 au territoire.

Angel Aksawnee et sa mère sont parmi les personnes en isolement. Elles disent qu’elles ne peuvent pas quitter leur chambre d’hôtel sans escorte de sécurité. Angel Aksawnee n’a pas été testée pour la COVID-19, mais sa mère l’a été parce qu’elle souffrait d’une pneumonie.

Nous sentons que nous sommes moins bien traités que des prisonniers, dit-elle. Elle a accompagné sa mère de Baker Lake, au Nunavut, jusqu'à Winnipeg, car cette dernière avait besoin de traitements médicaux.

Tous les habitants du Nunavut en déplacement doivent respecter deux semaines de quarantaine avant de rentrer chez eux, selon de mesures annoncées mardi par le gouvernement du Nunavut.

La surveillance sert à s’assurer que tous les Nunavutois rentrent en sécurité et rapidement, dit un porte-parole du ministère de la Santé, Chris Puglia.

La composante de sécurité n’est pas due à un manque de confiance, mais est là pour [...] s’assurer que le gouvernement est aussi transparent que possible avec le public et que ceux qui rentrent au Nunavut présentent des risques très faibles de ramener la COVID-19 avec eux, poursuit-il.

Certains sont préoccupés de l’impact possible du virus dans le Nord en raison de la pénurie de logements, du manque d'accès à des soins de santé et d’autres facteurs sociaux.

À Winnipeg, l'hébergement des patients du Nunavut et de leurs accompagnateurs est habituellement pris en main par le Centre Inuit Kivalliq. La directrice de l'exploitation, Ainsley Bishop, a appris la semaine dernière que le gouvernement territorial prenait la relève.

Elle estime que 20 à 30 patients ont été transportés de l’Hôtel Canada Inns, du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, à un hôtel Hilton choisi par le gouvernement à la fin de la semaine dernière.

Le gouvernement s’est chargé de toute les responsabilités concernant les patients, y compris la nourriture, la lessive et le transport, selon Ainsley Bishop. Kivalliq n’est plus impliqué.

Ce serait une catastrophe

Je me sens vraiment mal pour nos patients et leurs accompagnateurs qui sont dans cette situation où tout d’un coup, on leur dit que c'est cela, leur vie pour deux semaines, dit Mme Bishop.

Elle trouve que cela peut sembler plutôt injuste d’isoler les personnes qui n’ont pas de symptômes et qui n’ont pas été testées pour le virus. Le revers de la médaille, c’est que, si la COVID-19 arrivait au Nunavut, ce serait totalement catastrophique. C’est en raison des conditions de vie rapprochées dans ces communautés où il y a beaucoup de personnes à risque.

Il n’y a toujours pas de cas de COVID-19 au Nunavut.

Dans un communiqué, le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, a déclaré que son gouvernement cherchait à améliorer les conditions de l’isolement des habitants du territoire dans le sud du pays.

Il affirme que les patients sentaient au départ qu’ils étaient traités injustement par les employés de l’hôtel et les gardiens de sécurité. La situation s’est améliorée depuis , dit-il.

Avec les informations de Hilary Bird, Bryce Hoye et Dana Hatherly

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