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Il n'est plus possible de vivre en Gaspésie et de faire son épicerie au Nouveau-Brunswick

Une voiture de police stationnée près du pont J. C. Van Horne.

Le 25 mars 2020, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a interdit tous les voyages non essentiels sur son territoire.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Après avoir interdit les voyages non essentiels dans la province, le Nouveau-Brunswick resserre davantage l'accès à son territoire.

Mardi, plusieurs Gaspésiens qui ont l'habitude de faire leurs courses à Campbellton ont constaté que cette raison pour se rendre au Nouveau-Brunswick n'était plus acceptée par les policiers qui contrôlent la sortie du pont J.C. Van Horne.

La nation micmaque de Listuguj indique sur son site web avoir été informée de la mise en place de ces nouvelles restrictions par le Nouveau-Brunswick.

On peut y lire qu'il n'est désormais plus possible de traverser la frontière provinciale pour aller à l'épicerie, à la pharmacie ou à la quincaillerie. L'accès est maintenant limité aux gens qui doivent donner ou recevoir des soins médicaux, selon le conseil de bande.

Ces informations ont été confirmées par les agents du ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick rencontrés au point de contrôle à Campbellton.

Un homme se tient près d'une roulotte, où est établi le point de contrôle policier.

Mardi après-midi, les agents rencontrés au point de contrôle à Campbellton ont confirmé que de nouvelles restrictions étaient appliquées.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le maire de Pointe-à-la-Croix, Pascal Bujold, déplore ne pas avoir été mis au courant de ces nouvelles règles et dit avoir reçu plusieurs appels de citoyens à ce sujet.

Pourquoi on n'est pas informés de la situation? On veut juste des réponses. Ce serait très important et pertinent qu'on puisse informer nos citoyens des démarches établies par le Nouveau-Brunswick.

Pascal Bujold, maire de Pointe-à-la-Croix

M. Bujold ne se dit pas contre ces restrictions, mais aimerait être assuré que les gens de Pointe-à-la-Croix pourront toujours recevoir les services essentiels.

C'est une raison de plus d'être confiné à la maison et de limiter nos déplacements, mais c'est certain qu'on veut assurer un service de proximité à nos citoyens qui en ont besoin, s'ils ont des besoins médicaux, faut que ce soit répondu, insiste le maire.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Un contrôle à sens unique

Si le contrôle à l'entrée du Nouveau-Brunswick est resserré au pont J.C. Van Horne, celui pour entrer au Québec est toujours absent.

La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est pourtant l'une des huit régions isolées depuis samedi par le gouvernement québécois.

Les gens sont contrôlés du côté du Nouveau-Brunswick seulement, il n'y a pas de point de contrôle à Pointe-à-la-Croix encore, constate M. Bujold.

Des agents provinciaux arrêtent les automobilistes près du pont J.C. Van Horne à Campbellton.

Des agents provinciaux arrêtent les automobilistes près du pont J.C. Van Horne à Campbellton.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le maire indique que des discussions sont en cours pour la mise en place d'un barrage policier dans les deux directions.

C'est sûr qu'on favorise qu'il y ait seulement un barrage, pas deux. On ne veut pas qu'il y ait un point de contrôle à Campbellton, que les gens passent à Pointe-à-la-Croix et qu'il y ait un autre point de contrôle, alors c'est de trouver une solution avec la Sûreté du Québec, la Sécurité publique et la Santé publique, précise-t-il.

M. Bujold espère qu'une annonce en ce sens surviendra rapidement.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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