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Des photos de perron pour immortaliser un moment unique dans l’histoire

Des familles posent sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Des photographes de la Colombie-Britannique rencontrent des familles sur leur perron pour immortaliser un moment unique et historique.

Photo : Chad Chomlack/Zoya Lynch

Qu’ils soient confinés en famille, seuls ou entre amis, des résidents de la Colombie-Britannique cherchent à immortaliser leur nouvelle réalité. Distanciation sociale oblige, les photographes doivent maintenant ajuster leur appareil sur le perron de leurs clients plutôt que dans leur salon.

À Revelstoke, du bonheur à montrer

Quand tous ses contrats ont été annulés en raison de la COVID-19, la photographe Zoya Lynch avoue avoir été envahie d’un sentiment d’incertitude. Puis, elle a décidé de se rendre là où se trouvent les gens, c’est-à-dire à la maison.

Une famille pose sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Certaines familles ont fait le choix de s'isoler ensemble, note la photographe Zoya Lynch.

Photo : Offerte par Zoya Lynch

Zoya Lynch a rencontré dans sa communauté de Revelstoke, enclavée dans les montagnes Rocheuses, une trentaine de familles et de colocataires. Toujours, il va sans dire, à l’extérieur et à plus de 2 mètres de distance.

Ce qui m’a frappée, c’est que, durant cette période de peur, il y a tellement de joie derrière les portes closes.

Zoya Lynch, photographe
Une femme pose sur son perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Dans l'isolement, les gens ont besoin de voir ce qui se passe autour d'eux, de se sentir connectés, disent les photographes.

Photo : Offerte par Zoya Lynch

La moitié des recettes engendrées par ces portraits sont remises à une banque alimentaire de la communauté, une idée qui fait boule de neige.

Ce n’était pas mon idée, mais en le faisant j’ai inspiré d’autres photographes. Ça prend vraiment son envol, se réjouit Zoya Linch.

À Pemberton, de la peur et de l'espoir

L’un de ces photographes est Chad Chomlack, de Pemberton, un village situé au nord de Whistler. C'était un bon moyen de sortir de la maison et de voir comment les gens se portent, dit-il.

Une famille pose sur son perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

L'atmosphère à Pemberton est un mélange d'incertitude et d'espoir, a observé le photographe Chad Chomlack.

Photo : Offerte par Chad Chomlack

Même si ces gens disent qu’ils vont bien, même s’ils restent positifs en minimisant parfois la gravité de la situation, ou en comparant leur communauté à d’autres, comme New York, Chad Chomlack assure que la solitude et la peur de l’inconnu que vivent les gens sont évidentes.

L'espoir, par contre, demeure bien vivant, dit-il.

Une famille pose sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Pour le photographe Chad Chomlack, il était important d'aller à la rencontre de sa communauté, voir comment se portent les gens.

Photo : Offerte par Chad Chomlack

Une mère de famille qu'a rencontrée le photographe termine ses traitements de chimiothérapie. Et vient le coronavirus! lance-t-il. Un homme dont la famille vit au Vermont cachait mal la douleur de ne pas pouvoir la retrouver.

Le coronavirus ne fait qu'ajouter aux difficultés qui prévalaient déjà, souligne-t-il.

Ces familles vivent des choses que nous vivons tous sans le coronavirus, que ce soit des moments merveilleux et de grandes souffrances.

Chad Chomlack, photographe
Une famille pose sur son perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Qu'ils soient fermiers ou travailleurs de la santé, la plupart des gens ressentent une grande responsabilité de prendre soin de leur communauté, croit M. Chomlack.

Photo : Offerte par Chad Chomlack

À l'instar des photographes qui l'ont inspiré, Chad Chomlack offre ses clichés en échange de dons qui seront remis aux banques alimentaires de sa communauté et de celles desservant les communautés autochtones avoisinantes.

À Victoria, le sens de la communauté

La photographe Chelsea Smith a fermé les portes de son studio Chic Vintage, situé dans la capitale, Victoria, mais elle n’a pas rangé son équipement pour autant. De sa voiture, elle pointe son appareil vers les messages d’espoir que tiennent des résidents.

Une famille pose sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Depuis le début de la pandémie, le soutien envers les travailleurs de la santé s'observe partout au pays.

Photo : Offerte par Chelsea Smith

Si certaines familles choisissent d’adresser leurs encouragements aux membres de leur entourage qu’ils ne peuvent plus voir en raison des appels à la distanciation sociale, d’autres offrent leur soutien aux employés de la santé et aux travailleurs de premières lignes.

Voir toutes ces belles familles sortir et brandir des pancartes, c’est très puissant et éloquent.

Chelsea Smith, photographe
Une infirmière et son enfant posent sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Les mesures de distanciation sociale demeurent le meilleur moyen de freiner l'épidémie, selon les autorités sanitaires.

Photo : Offerte par Chelsea Smith

Les photos sont prises gratuitement ou en échange d’un don à un organisme communautaire de la région.

Une façon pour Chelsea Smith de faire sa part pour la communauté.

La responsabilité d'immortaliser

Les photographes ressentent le poids d'une responsabilité de documenter des événements historiques, sans précédent et qui évoluent dans une direction toujours incertaine.

Je ne peux pas laisser passer ce moment sans documenter ma ville, ma région, explique Chad Chamlock.

Un travailleur de la construction et une travailleuse de la santé posent sur leur perron durant le confinement qu'impose la pandémie de la COVID-19.

Les photographes veulent documenter les événements en cours, uniques dans notre histoire.

Photo : Offerte par Zoya Lynch

Un sentiment que partage Zoya Lynch. Les gens vont étudier ce moment durant les années et les générations à venir, soutient-elle. Les photographes ont donc la responsabilité de le documenter.

Dans l'avenir, ces photographies auront un poids énorme.

Chad Chamlock, photographe

Si la tendance est si populaire, c'est sans doute parce que les Britanno-Colombiens souhaitent quelque chose pour se souvenir de ce moment unique dans l'avenir, croit M. Chamlock.

Beaucoup d'entre eux ont des nouveau-nés. Ils se demandent : à quoi ressemblera le monde dans 20 ans?

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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