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Partir s’auto-isoler dans son chalet n’est pas une bonne idée

Le médecin urgentiste Sean Moore en tenue de travail pose devant un hélicoptère d'intervention rouge.

Le médecin urgentiste Sean Moore de l'hôpital dans le secteur du lac des Bois affirme que des Manitobains venus dans leur chalet dans la région de Kenora font peser un poids supplémentaire sur les services de santé locaux.

Photo : Sean Moore

Radio-Canada

Un médecin urgentiste de Kenora, dans le nord-ouest de l’Ontario, affirme que son hôpital est surchargé par des Manitobains qui continuent de se rendre dans leur résidence secondaire pendant la pandémie de la COVID-19.

Le chef des services d’urgence de l’hôpital situé dans le secteur du lac des Bois, Sean Moore, dit vouloir que la population se limite aux voyages essentiels.

Ce n’est pas essentiel de se rendre au chalet si vous avez une autre maison à Winnipeg. S’il vous plaît, respectez le fait que nous faisons tous notre possible pour nous sortir de la situation liée à la COVID-19, lance le Dr Moore.

Le gouvernement du Manitoba conseille également aux propriétaires de chalets de ne pas s'y rendre pendant la pandémie, que leur résidence secondaire soit dans la province ou non.

Se rendre dans un chalet, dans les zones rurales, où on pourrait avoir besoin de soins de santé, fait courir un risque potentiel de surcharge dans ces régions, indique le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin.

Rester près de son médecin

Le Dr Moore dit avoir déjà constaté que plusieurs Manitobains se rendaient dans leur chalet pour laisser passer la tempête de la COVID-19.

Il indique que des Manitobains qui revenaient d’un voyage à l’étranger ont décidé de s’auto-isoler dans leur chalet, mais, pour diverses raisons, se sont retrouvés aux urgences.

Cinq médecins de l’hôpital ont été mis en quarantaine en raison de symptômes proches de ceux de la grippe.

Le personnel remplaçant du sud de l’Ontario, censé prendre la relève en temps normal, ne peut pas le faire en ce moment. Les effectifs travaillent dans leurs hôpitaux principaux, où certains d’entre eux sont actuellement en quarantaine.

De plus, l’hôpital local ne dispose que de quatre lits médicalisés.

Nous sommes en discussion avec l'armée, Médecins sans frontières, toutes sortes de groupes, pour voir s’il y a un moyen d’avoir de l’aide pour nous sortir de la situation qui touche nos communautés, explique Sean Moore.

Des Manitobains qui s’isolent hors de la ville

La province du Manitoba demande aussi de ne pas se rendre dans les zones de villégiature de la province pour ne pas peser davantage sur les plus petits centres de soins.

Il reste que certains Winnipégois comme Jeff Douglas prévoient malgré tout de se rendre dans leur résidence secondaire cette fin de semaine, tout en continuant à respecter la distanciation sociale.

Je suis d’accord avec la province, qui recommande de ne pas y aller pour ne pas risquer d'alourdir [le système de santé], reconnaît-il. Mais, si j’y vais, que je respecte la distanciation sociale et que je ne reste qu’avec les personnes dans mon logement qui sont aussi des membres de ma famille avec qui j’ai déjà passé deux semaines, qu'est-ce que ça peut bien changer?

Il précise que ses voisins font de même, ajoutant que, si son chalet se trouvait dans une autre province, et non à Twin Lakes Beach, à une heure de route de Winnipeg, il ne s’y serait pas rendu.

Avec des informations de Sam Samson

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