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Des commerçants locaux crient à la concurrence déloyale des grandes chaînes

Façade d'une usine.

L'entreprise Planchers Groleau est située à Louiseville, en Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un entrepreneur de Louiseville dénonce le fait que certains de ses concurrents profitent du statut de service essentiel auquel ils ont droit pour continuer à vendre des produits non essentiels. Dans une lettre envoyée au ministre du Travail, Jean Boulet, il demande à ce que le gouvernement intervienne.

Patrick Tremblay est à la tête de l'entreprise Planchers Groleau inc., spécialisée dans la fabrication de planchers en bois. Il a décidé, pour le bien et la sécurité de ses employés, de fermer ses portes.

Une de ses activités lui aurait pourtant donné un passe-droit pour rester ouvert. La sciure générée par la production des planchers est destinée à des marchés jugés essentiels comme le chauffage des serres et la fourniture de litière, par exemple.

Pour Patrick Tremblay, il n'était pas question de profiter de cette brèche afin de justifier le maintien de toute sa production non essentielle. À l'inverse, selon lui, de certains de ses concurrents.

« Ces entreprises font-elles seulement l’essentiel ou est-ce qu’elles profitent de la situation pour gonfler leur portefeuille? [...] Malheureusement, il y aura toujours des gens sans scrupule qui profiteront de la situation et presseront le citron jusqu'à ce que les pépins craquent », a écrit Patrick Tremblay dans une lettre envoyée samedi au ministre du Travail, Jean Boulet.

Concurrence déloyale?

L'entreprise Planchers Groleau inc. n'est pas la seule à lancer ce cri d'alarme. Le réseau Flordeco, spécialiste en couvre-plancher et en décoration, partage sa position.

Flordeco, qui a elle aussi été contrainte de fermer ses portes, vise plus particulièrement les grandes surfaces qui pratiqueraient de la « concurrence déloyale » selon elle en continuant à vendre des produits non essentiels comme des matériaux, de la peinture ou de la décoration.

« Notre regroupement demande au gouvernement d'agir de façon équitable et de poser des gestes concrets afin que certaines sections non essentielles des grandes bannières soient fermées, et ce, afin de préserver les entreprises d’ici », indique Philippe Chapdelaine, directeur général de Flordeco. « Tel que mentionné par le premier ministre François Legault, le commerce local doit être priorisé. Une action gouvernementale en ce sens serait donc plus qu’appropriée », ajoute-t-il.

Pas de commentaire du ministre Boulet, Rona se défend

Le ministre du Travail Jean Boulet ne souhaite pas commenter ce dossier.

Le groupe Rona a pour sa part présenté sa version des faits par courriel. Sur le plan purement opérationnel, nous ne pouvons pas déterminer si une personne entre dans nos magasins pour acheter un réfrigérateur (par exemple) parce qu'il est en panne ou parce qu'elle souhaite faire une mise à niveau. Ou encore si elle doit refaire son plancher car elle a été victime d’un dégât d’eau ou parce qu’elle veut rafraîchir son décor. Et compte tenu de la façon dont nos magasins sont aménagés, nous avons des articles essentiels répartis dans l'ensemble de nos magasins, c’est pourquoi nous ne pouvons pas rendre inaccessibles certaines sections de nos magasins.

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