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Pas de retour à la normale avant longtemps, selon des spécialistes

Plusieurs personnes, dont une porte un masque, marchent sur un trottoir.

Tant qu'il n'y aura pas de vaccin contre la COVID-19, et cela peut prendre aisément une année, il faudra garder au moins quelques mesures de contrôle déjà en vigueur, selon ce qu'ont affirmé des médecins experts.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Le bon vieux temps d'avant le coronavirus n'est pas près de revenir : il n'y aura pas de retour à la normale au Québec avant des mois, voire peut-être plus longtemps encore.

C'est ce qu'ont indiqué les autorités de la santé publique lundi, au cours d'une séance d'information technique destinée aux journalistes. La Direction de la santé publique permettait de diffuser les projections et renseignements recueillis, mais sans citer les experts.

Tant qu'il n'y aura pas de vaccin contre la COVID-19, et cela peut prendre aisément une année, il faudra garder au moins quelques mesures de contrôle déjà en vigueur, selon ce qu'ont affirmé des médecins experts.

Un des interlocuteurs, un médecin spécialisé dans la prévention des maladies infectieuses, a évoqué qu'il n'y aura sûrement pas de vaccin cette année. Sans vaccin, il doit y avoir traitement des malades, et il y aura des complications et des morts. Ainsi, si on veut éviter un débordement du réseau hospitalier, il faudra maintenir certaines des directives pour éviter la propagation.

Propagation plus rapide à Montréal

Certains des graphiques préparés étaient très révélateurs sur la progression du virus selon les différentes régions au Québec. En date du 26 mars, pratiquement partout, sauf à Montréal et en Estrie, on pouvait déterminer que la grande majorité des cas ont été infectés lors d'un voyage ou lors d'un contact avec un autre cas identifiable.

À Montréal, toutefois, pour près de la moitié des cas relevés, on ne pouvait déterminer qui l'avait transmis : c'était donc une contamination communautaire, une propagation qui est alors plus rapide. En Estrie également, on ne pouvait déterminer le lien pour environ 40 % des cas.

Diminution des nouvelles infections après 40 jours

Par ailleurs, concernant les fameuses courbes de progression de l'infection qu'il faut tenter d'aplanir par des mesures de contrôle, différentes hypothèses ont été présentées, selon que, par exemple, 10 personnes infectées en contaminent par la suite 8, ou 6 ou 4, une fois les contrôles en place.

Or, c'est toujours après environ 40 jours que le nombre de nouvelles infections commence à diminuer. Considérant que le déploiement des mesures de confinement plus musclées du gouvernement a commencé autour de la mi-mars et qu'elles sont prévues pour durer jusqu'au 13 avril officiellement, il n'est pas impossible d'envisager qu'elles soient prolongées d'au moins une semaine. Mais comme le disent les autorités, la situation est évaluée au jour le jour.

Un virus très différent

Un autre des spécialistes, qui au cours de sa carrière a participé à d'autres grands combats, entre autres contre le VIH, le SRAS ou la grippe H1N1, a pour sa part indiqué que le coronavirus était très différent des autres cas qu'il a eu à examiner.

Il a laissé entendre qu'il avait une dynamique très active et qu'il se comporte de deux façons, à la fois en éclosion et en épidémie. Il a notamment évoqué une boule de billard qui en frappe d'autres qui rebondissent dans toutes les directions et en touchent encore d'autres.

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