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COVID-19 : le Yukon veut assurer la sécurité de ses communautés isolées

Plusieurs collectivités nordiques n'ont pas les infrastructures et les ressources de base, ce qui les rend plus vulnérables à la COVID-19.

Plan large d'une dizaine de maisons du village d'Old Crow en été.

Old Crow est la communauté la plus septentrionale du Yukon. (archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pham

Un couple de Québécois qui a voulu échapper à la crise de la COVID-19 n’a pas désobéi aux règles en vigueur au territoire en se réfugiant à Old Crow, affirme le médecin hygiéniste en chef du Yukon.

C’est une histoire très humaine [... celle] de deux personnes qui avaient peur et qui voulaient trouver refuge dans un endroit sécuritaire, a indiqué le Dr Brendan Hanley, en point de presse, lundi.

Les deux Montréalais ont atterri vendredi dans cette communauté de quelque 250 habitants, après avoir parcouru en voiture les 4500 km qui les séparaient de Whitehorse. Ils comptaient s’y installer de manière définitive, mais leur séjour n’a finalement duré que deux jours. Dimanche, les deux Québécois ont été renvoyés à Whitehorse à bord d’un vol de la compagnie d'aviation Air North.

Plan serré de l'aile d'un avion vu par un hublot.

Le couple de Montréalais est retourné à Whitehorse à bord d'un vol d'Air North.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

« Ils sont maintenant en isolement, assure le Dr Brendan Hanley. On leur a donné de l’information pour qu’ils puissent jouer un meilleur rôle dans la prévention de la propagation de la COVID-19 ».

Contrairement aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, le Yukon maintient l’ouverture de ses frontières, mais demande à tous les visiteurs de l’extérieur du territoire de s’auto-isoler pendant 14 jours.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Renforcer les mesures en place

Même s’il y avait déjà des mesures en place pour les guider, certaines d’entre elles pourraient certainement être renforcées, admet le médecin hygiéniste en chef. Il indique vouloir continuer à concentrer l’énergie des autorités sanitaires sur le soutien offert aux Yukonnais et sur la communication.

Il affirme par ailleurs être en discussion avec les compagnies aériennes qui desservent le territoire pour s’assurer qu’elles mettent davantage l’accent sur l’importance de maintenir le coronavirus loin des communautés isolées.

Plusieurs collectivités nordiques comme Old Crow souffrent d’un manque chronique d’infrastructures et de ressources de base. L’arrivée du jeune couple a soulevé de nombreuses inquiétudes chez les membres de la Première Nation des Gwitchin Vuntut, qui craignent les effets dévastateurs de l’apparition d’un premier cas de coronavirus.

Des maisons d'Old Crow

La communauté d'Old Crow est aux prises avec une crise du logement et un manque chronique de services de base.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pham

C’est une communauté particulièrement à risque au Yukon puisqu’elle n’est pas liée à un réseau routier.

Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon

La Première Nation des Gwitchin Vuntut élabore actuellement plusieurs mesures pour empêcher que d'autres personnes provenant de régions où il y a des cas de COVID-19 ne viennent mettre leur communauté en danger, comme l’obligation pour les visiteurs de présenter une autorisation écrite avant d’y entrer.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Un 5e cas de COVID-19 au Yukon

Si les communautés isolées du territoire restent pour le moment épargnées par la pandémie, Whitehorse continue quant à elle de voir apparaître de nouveaux cas.

Lundi, les autorités sanitaires ont annoncé qu’une cinquième personne a reçu samedi un résultat positif de COVID-19. Selon le gouvernement, elle est en sécurité et se trouve à Whitehorse en auto-isolement. Nous nous attendons encore à recenser d’autres cas liés à ces personnes, a indiqué le Dr Brendan Hanley.

Plan serré du Dr Brendan Hanley lors d'un point de presse.

Le médecin hygiéniste en chef du Yukon, Brendan Hanley, a annoncé lundi un cinquième cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Vendredi, le gouvernement territorial a déclaré l’état d’urgence en vertu de sa Loi sur les mesures civiles d’urgence. Cette mesure, qui tient pour 90 jours, donne une plus grande marge de manoeuvre aux autorités pour ralentir la transmission de la COVID-19 dans l’éventualité où les besoins liés à la crise augmentent de manière considérable.

En date de lundi, 688 personnes avaient été testées pour la COVID-19 au Yukon. Parmi ces tests, 90 sont toujours en attente de résultats, selon le site web du gouvernement territorial.

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