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Sondage : un quart des PME ne pourra payer son loyer

Un écriteau sur une porte indiquant que le commerce est fermé.

L’effet de la COVID-19 sur le commerce au détail au Canada est catastrophique.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À l’approche du mois d’avril, de nombreux entrepreneurs canadiens s’inquiètent de ne pas pouvoir payer leur loyer face à une forte chute de leurs revenus. Des propriétaires de petites et moyennes entreprises réclament un sursis pendant la crise du coronavirus.

Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), un quart des PME du pays ne pourra pas payer son loyer.

Dans plusieurs provinces, ils n'ont même pas la possibilité d'aller dans leur commerce, de faire des affaires, donc ils ont un local vide et doivent payer ce local-là, affirme le porte-parole, François Vincent.

Une femme place les tabourets de son bar sur le comptoir.

Un loyer commercial peut dépasser les 10 000 $ à Toronto ou à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson (CBC)

Les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie sont encore plus touchés : 44 % des chefs d’entreprise disent être incapables de s’acquitter de leurs obligations locatives, selon le sondage.

Le sondage de la FCEI a été réalisé en ligne auprès de 9364 entreprises membres entre le 27 et 29 mars 2020. Un échantillon probabiliste avec le même nombre de répondants aurait une marge d’erreur de +/- 1,0 %, 19 fois sur 20.

C’est une importante préoccupation pour John Neate, propriétaire de la populaire chaîne de cafés vancouvéroise, JJ Bean. Il devra payer 266 000 $ en loyer pour l’ensemble de ses 26 succursales de la Colombie-Britannique et de l'Ontario.

Les factures s’accumulent, mais nos revenus disparaissent.

John Neate, propriétaire de la chaîne de cafés JJ Bean
John Neate.

John Neate, fondateur et propriétaire des cafés JJ Bean.

Photo : Radio-Canada

Bien que certains de ses cafés restent ouverts pour des commandes à emporter, le fondateur de JJ Bean affirme que ses ventes ont chuté.

C'est le cas aussi de Kelly Freeman, qui a deux boutiques de vêtements pour femmes à Toronto.

Son propriétaire a accepté qu'elle débourse 60 % de son loyer pendant les trois prochains mois, mais c'est quand même difficile parce qu'elle ne peut rien vendre durant la crise sanitaire.

Ce sera très stressant au cours des prochains mois, et il n’y a rien que nous puissions faire.

Kelly Freeman, copropriétaire des boutiques Doll Factory by Damzels

Kelly Freeman et sa partenaire en affaires ont décidé de fabriquer des masques au cours des derniers jours, étant donné les manques signalés dans certains hôpitaux ontariens.

Une femme portant un masque devant une machine à coudre.

Kelly Freeman, copropriétaire des boutiques Doll Factory by Damzels, s'affaire à produire des masques pour les travailleurs de première ligne à Toronto.

Photo : Kelly Freeman/Doll Factory by Damzels

Jennifer Salt, copropriétaire du restaurant Autostrada Osteria à Vancouver, s’est jointe au groupe pancanadien de restaurateurs #OneTable (Nouvelle fenêtre), qui réclame un allègement des loyers pendant la crise.

Nous avons besoin d’argent tout de suite. Nous avons besoin de protection lorsque nous sommes fermés pour ne pas épuiser toutes nos ressources, affirme-t-elle.

La plupart des provinces interdisent les expulsions de locataires pendant la crise du coronavirus, mais ces mesures ne touchent pas les baux commerciaux. C’est démoralisant. Nous nous investissons corps et âme, lance la restauratrice Jennifer Salt.

Une femme les bras croisés dans un restaurant fermé avec les chaises à l'envers sur les tables.

Jennifer Salt, copropriétaire du restaurant Autostrada Osteria à Vancouver, s'inquiète de ne pas pouvoir payer son loyer au cours des prochains mois.

Photo : Maggie MacPherson/CBC

La FCEI, de son côté, se réjouit des subventions salariales et des prêts accordés aux entreprises par Ottawa, mais souhaite maintenant que les provinces interdisent les évictions des locataires commerciaux.

L’organisme encourage aussi les chefs d’entreprise à prendre certaines dispositions avec les propriétaires de leurs locaux, comme consigner par écrit les ententes de report de loyer.

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