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Après les vacances, l’école à la maison, comme on peut

Deux filles sont assises à une petite table devant un grand tableau d'emploi du temps journalier.

Pour les familles avec le parent non francophone à la maison, l'école à distance est un défi de plus.

Photo : Natalia Morin

Les écoliers de la Colombie-Britannique devaient retourner en classe lundi 30 mars, mais en raison de la Covid-19, la rentrée a été retardée et les familles doivent s’organiser à la maison.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique se donne jusqu'au 6 avril pour que les enseignants soient prêts à enseigner à distance. « On doit préparer, former nos enseignants », explique Michel St-Amant, le directeur général du CSF.

Pour Karine Leblanc Sault, le mot d’ordre, c’est de faire reprendre des habitudes à son fils, Samuel, 11 ans, inscrit en 6e année, après ces deux semaines de vacances scolaires. « Je vais lui demander de s’habiller quand il se lève, ce que je ne lui demandais pas pendant les vacances, par exemple », explique la mère de famille.

On est à la maison et c’est plus relaxe qu’à l’école, mais il y a quand même une petite attente qui change. Mon but, c’est de 9 h à midi, d’avoir une structure.

Karine Leblanc Sault, mère d’un enfant en 6e année à l'École des Pionniers de Maillardville
Un document avec une liste de choses à faire en date du 30 mars 2020.

Une mère de Port Coquitlam a préparé un plan d'activités pour structurer la journée de son fils après les vacances.

Photo : Karine Leblanc-Sault

Elle conseille aux parents de structurer de manière simple la journée et d’avoir moins d’attente avec le contenu. Karine Leblanc Sault a aussi incorporé dans son plan, la récréation et l’éducation physique.

Elle-même bibliothécaire dans une école d’immersion de Coquitlam, elle attend d’en savoir davantage mercredi sur son retour au travail et de sa capacité à appuyer l'éducation de son fils à la maison.

Pour sa part, Caroline Tremblay, habitante de Golden, elle a prévu une à deux heures par jour de français et de maths pour maintenir une continuité, mais elle souligne vouloir aussi encourager les activités en famille. De ses deux filles, l’une rentrera à la maternelle en septembre et la seconde est actuellement en 4e année à l’École La confluence, une toute nouvelle école francophone ouverte l’automne dernier.

Deux fillettes assises l'une en face de l'autre à une table de salle à manger avec des cahiers d'exercice ouverts devant elles.

Dans cette famille de Golden, les soeurs Amandine, 10 ans, (à droite) et Heïdi Blue, 5 ans (à gauche) font des maths et du français à la maison avec leur maman.

Photo : Caroline Tremblay

On a choisi de maximiser ce moment où on est forcé de rester en famille et de développer des talents et des passe-temps. On essaie de tirer le maximum de la situation.

Caroline Tremblay, mère d’une enfant en 4e année à l’école La Confluence

Elle ajoute ne pas trop appréhender le futur, car impossible de savoir ce qu’il sera : « on reste calme, on fait du yoga puis on profite de notre présence. »

Le Conseil scolaire francophone a placé sur son site web des liens vers des ressources pédagogiques pour les familles. (Nouvelle fenêtre)

Deux filles assises sur un canapé lisent chacune un livre.

La mère d'Isabelle Morin, 8 ans, en 3e année et Amélie Morin, 10 ans, en 5e année, à l'école des Pionniers de Maillardville, prévoit de la lecture au quotidien parmi les activités pédagogiques cette semaine.

Photo : Natalia Morin

Pour les parents qui ne parlent pas français, soutenir les enfants dans leurs activités pédagogiques devient difficile avec l’école à la maison.

Natalia Morin en sait quelque chose. Son mari n’est pas disponible pour aider leurs deux filles et Natalia, parle anglais et russe. Ses deux filles, âgées de 8 et 10 ans, sont en 3e et 5e année à l’École des Pionniers de Maillardville.

Même si les enseignants ne commenceront que la semaine prochaine à communiquer avec leurs élèves, Mme Morin croit qu’il est temps de passer du mode vacances à des activités pédagogiques.

J’ai les livres du curriculum en anglais. On va faire des maths et de la lecture, mais je ne peux pas les faire en français. On choisira sûrement des films en français pour les garder exposés à cette langue.

Natalia Morin, mère de deux filles à l'École des Pionniers de Maillardville

Elle ajoute que même en temps normal, faire les devoirs à la maison peut être un défi avec les dictées de mots par exemple. Mme Morin attend de voir ce que les enseignants fourniront la semaine prochaine.

Les parents d’enfants scolarisés au secondaire ont une expérience différente de l'école à distance. Halima Bougacha a deux enfants, sa fille âgée de 16 ans en 10e année et son fils, âgée de 18 ans en 12e année, les deux scolarisés à l’École Jules Verne de Vancouver. Elle croit que ce ne sera pas trop difficile pour eux de poursuivre à distance.

Un jeune homme assis devant un ordinateur une tasse rouge dans les mains.

Pour les élèves en 12e année tels que Saïd Gharbi, il faut se faire à l'idée de ne plus revenir physiquement dans leur école secondaire.

Photo : Halima Bougacha

Son fils, Saïd, est un passionné de cinéma. Il a trouvé les deux dernières semaines à la maison une période idéale pour regarder tous les films qu’il souhaitait. Il regrette cependant de rester loin de ses amis.

Je commence à m'ennuyer en fait. J’ai envie de revenir à l’école et de revoir mes amis, et même de refaire des devoirs, car les journées sont assez vides.

Saïd Gharbi, 18 ans, en 12e année à l’Ècole Jules Verne

Il ajoute avoir un peu de nostalgie : « J’ai passé ma dernière journée du secondaire dans l’école sans le savoir. »

Saïd reste en contact régulier avec ses amis et ils discutent souvent de la crise du coronavirus. Il déplore le fait de ne pouvoir se voir en personne et de faire de la planche à roulettes tout en précisant qu'il comprend la situation actuelle.

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Colombie-Britannique et Yukon

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