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Côte-des-Neiges-NDG recense le plus de cas de COVID-19 à Montréal

Un piéton portant un masque hygiénique marche dans les rues de Montréal.

Montréal compte près de la moitié des 3430 cas confirmés de coronavirus au Québec.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Pour la première fois depuis l’éclosion de la COVID-19 au Québec, la Direction régionale de la santé publique de Montréal a publié le nombre de cas confirmés par arrondissement. Les principaux foyers d’infection sont situés dans les arrondissements du centre de la métropole.

On comptait 1612 cas confirmés de la COVID-19 à Montréal en date du 29 mars, selon le portrait dressé par les autorités de santé publique, soit près de la moitié des 3430 cas recensés au Québec. Or, l'île de Montréal abrite pourtant moins du quart de la population du Québec.

Dans la métropole, c’est dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce que l’on trouve le plus grand nombre de personnes infectées par le virus, soit 161, ce qui représente 10 % de tous les cas déclarés sur l'île. Suivent ensuite Côte-Saint-Luc (107), Rosemont–La Petite Patrie (80), Le Plateau-Mont-Royal (67), Ville-Marie (67) et LaSalle (66).

Cet état de la situation montre dans le détail que tous les coins de Montréal ont été touchés, sauf Senneville, une ville de l'ouest de l'île, où on ne dénombre aucun cas d’infection.

De plus, on apprend que le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal est le centre de santé qui est le plus sollicité, avec 417 cas déclarés de coronavirus. À titre comparatif, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal compte 196 cas et le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, 181 cas.

Le portrait global de la situation sur l’île de Montréal est mis à jour sur le site de la santé publique. (Nouvelle fenêtre)

Un reflet démographique

Le directeur général de l'organisme Vivre en ville, Christian Savard, voit dans ce portrait le reflet de la démographie avec une population qui voyage davantage qu'ailleurs.

On peut le voir : NDG, Côte-Saint-Luc, à Montréal, c'est souvent des gens qui ont des familles à l'extérieur, donc des gens qui bougent beaucoup. Faire la corrélation entre densité et épidémie est souvent exagéré, affirme-t-il.

Néanmoins, la densité de la population constitue un enjeu pour les piétons montréalais qui tentent de leur mieux de conserver une distance d'au moins deux mètres avec les autres. Christian Savard est d’avis que le flux de personnes en transit s’effectue correctement.

Somme toute, je trouve que le ballet des déplacements se fait plutôt bien, il y a une certaine civilité, constate-t-il.

Mesures de distanciations obligent, plusieurs citoyens évitent les transports collectifs pour ne pas risquer de se faire contaminer. Christian Savard espère qu'ils n'hésiteront pas à y remettre les pieds quand la crise sera terminée.

Selon lui, la crise laissera des traces et des gens seront peut-être inquiets d’utiliser à nouveau les transports publics ou de fréquenter des lieux de rassemblement. Il s’attend à « des contrecoups », puisque les gens auront modifié leurs comportements depuis un certain temps déjà.

Il va y avoir un après-COVID-19. Dans cet après-là, le transport collectif va être tout aussi essentiel pour réduire les gaz à effet de serre, réduire la congestion [...] Ce n'est pas un état permanent dans lequel on rentre. Ça va être des semaines et, dans certains cas peut-être, des mois difficiles à passer. Mais il ne faudra pas jeter le bébé avec l'eau du bain, fait-il valoir.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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