•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’écrasante popularité de Tiger King, le documentaire un peu malsain de Netflix

Un homme à la coupe Longueuil blonde enlace un tigre.

Joe Exotic est le personnage principal du documentaire « Au royaume des fauves », sur Netflix.

Photo : Netflix

Radio-Canada

Preuve que le bouche-à-oreille fonctionne toujours aussi bien en cette période de distanciation sociale et de pandémie, la série documentaire Au royaume des fauves (Tiger King), présentée sur Netflix, est sur toutes les lèvres ces jours-ci.

La série est sortie le 20 mars, et une dizaine de jours plus tard, elle est au sommet des palmarès. Les chiffres ne mentent pas : sur la plateforme du géant de la diffusion en continu, la série est présentement la plus populaire au Canada. Elle se trouve aussi en première position sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, où elle obtient une note de 97 % de la critique et de 94 % du public.

Une capture d'écran du site de Netflix montre la série documentaire en première position, suivie d'Ozark, des Virtuoses des voitures, de Non orthodoxe et des Vilaines filles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Au royaume des fauves » occupe la première position du palmarès quotidien de Netflix.

Photo : Radio-Canada

Une histoire invraisemblable

Au centre d’Au royaume des fauves se trouve Joe Exotic, un personnage complètement époustouflant, pour le meilleur et pour le pire. C’est ce qui fait le succès de la série : la plongée dans l’univers de cet homme polygame et homosexuel, un cowboy à la coupe Longueuil blonde, amoureux des armes à feu et des félins de grande taille, qui opère un immense zoo en Oklahoma contenant plus d’une centaine d’animaux exotiques – tigres, lions, ours, chimpanzés, alligators…

Le IndieWire fait remarquer que Joe Exotic permet de cocher toutes les cases d’un personnage principal fascinant, mais qu’il est accompagné d’autres personnes qui le sont tout autant et qui pourraient également, et à elles seules, porter le documentaire au complet.

Au fil des sept épisodes, on découvre une série de personnages plus extravagants les uns que les autres, de même que des intrigues abracadabrantes. La série culmine avec l’arrestation de Joe Exotic, survenue l’an dernier alors qu’il était accusé d’avoir embauché un tueur à gages pour tenter d’assassiner une activiste des droits des animaux. Au royaume des fauves jongle ainsi avec le suspense, la surprise et le sensationnalisme, comme peu ont su le faire avant cette série.

Un succès sensationnel

C’est d’abord l’aspect plus grand que nature qui semble retenir l’attention de l'auditoire ayant pénétré l’univers invraisemblable de Joe Exotic.

La critique de Slate le résume bien avec son titre, jugeant qu’en cette période trouble, Au royaume des fauves est la seule émission plus dingue encore que le monde extérieur. On parle d’une série qui se consomme « compulsivement » – la parfaite série à engloutir en cette période de distanciation sociale, résume le Vanity Fair. Une remarque que fait aussi le New Yorker, qui écrit : J’ai cliqué, et soudainement, sept heures avaient passé.

Les intrigues qui se dévoilent une à une arrivent à garder l'auditoire en haleine, sept épisodes durant. J’ai rarement vu un documentaire dans lequel il est aussi clair et net que les réalisateurs s’accrochent comme si leur vie en dépendait, en attendant de voir dans quelle folie ils vont être embarqués par la suite, écrit le Hollywood Reporter.

Justement, c’est cette fascination malsaine qui fait le succès de la série, selon de nombreuses critiques. La façon dont Au royaume des fauves révèle les différents jeux de pouvoir pervers est fascinante et extrêmement bouleversante, écrit Variety.

Je dirais que c’est comme regarder un accident de voiture au ralenti, mais à condition que l’auto s’écrase contre un avion à réaction et que les deux véhicules viennent s’exploser contre un pétrolier, illustre Slate. Et comme pour beaucoup de compulsions, y succomber peut vous laisser avec non pas un sentiment de satisfaction, mais plutôt avec l’impression vague d’avoir fait quelque chose de plus ou moins sain.

À vos risques et péril, Au royaume des fauves est offerte sur Netflix en sept épisodes d’environ 45 minutes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !