•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Manitoba veut changer ses règles autour du silence préélectoral

Le palais législatif du Manitoba, à Winnipeg.

Les progressistes-conservateurs estiment que la loi sur le silence préélectoral est confuse pour les ministres.

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

Le gouvernement manitobain prévoit d’assouplir la réglementation entourant le silence préélectoral imposé aux ministres et aux sociétés d'État. Les progressistes-conservateurs veulent permettre au Cabinet de continuer à promouvoir leurs activités.

Actuellement, la loi manitobaine interdit au gouvernement et aux sociétés d'État de faire la promotion ou de publier toute information concernant leur programme, hormis pour des cas urgents notamment de santé publique ou de sécurité.

Le projet de loi modifiant la Loi sur le financement des élections et la Loi électorale (publicité du gouvernement), déposée par la ministre de l’Éducation et leader du gouvernement à l'Assemblée, Kelvin Goertzen, vise à permettre des exceptions.

Ainsi, selon le texte, le gouvernement pourrait faire de la publicité ou publier des renseignements sur la santé ou la sécurité publique, sur les demandes de propositions ou de soumissions et sur ses offres d'emplois sans qu'il soit obligé de démontrer la nécessité immédiate des publications ou des annonces.

Le projet de loi vise aussi à permettre aux ministères et sociétés d'État de s'exprimer si cela fait suite à des publications ou à des annonces antérieures au sujet de programmes et d'activités permanents ou récurrents.

Les ministres peuvent s'exprimer publiquement pendant ces périodes, tant que les ressources du gouvernement ne sont pas utilisées pour promouvoir leur message, indique aussi le projet de loi.

Kelvin Goertzen dit vouloir répondre aux inquiétudes des médias et de l’opposition, selon lesquels, lors des précédentes années électorales, les ministres n’avaient pas pu se rendre disponibles pour répondre à des questions sur des sujets importants.

Il y avait beaucoup de confusion concernant [la loi]. Cela empêchait le gouvernement de faire du travail de routine, indique Kelvin Goertzen. Ça empêchait les ministres de parler de certains problèmes parce qu’ils avaient reçu l'indication qu’ils ne pouvaient pas parler de questions publiques.

Cependant, la nouvelle définition de la loi ne plaît pas davantage à l’opposition. Le député néo-démocrate Mark Wasyliw estime que cette proposition est trop large. Les ministres pourraient, estime-t-il, faire des promesses partisanes en usant de leur fonction pour s’exprimer.

Techniquement, on pourrait voir un ministre se tenir devant des militants dans un quartier général de campagne au cœur d’une élection pour faire une annonce gouvernementale [et dire qu’il écoute les contribuables et qu'il va dépenser de l’argent pour tel projet], ajoute Mark Wasyliw.

Le projet de loi propose également de modifier la période de silence préélectoral. Ainsi dans le cas d'élections à date fixe, la durée passerait de 90 jours à seulement 60 jours.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Politique provinciale