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Deux détenus du pénitencier de Port-Cartier atteints de la COVID-19

Un employé de Service correctionnel du Canada se tient sur le bord du véhicule de l'employé se rendant au travail.

Un employé de Service correctionnel du Canada discute avec un travailleur voulant se rendre à la prison.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Deux détenus de l’établissement à sécurité maximale de Port-Cartier ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19, signale la santé publique.

Il s’agit d’ailleurs des premiers cas confirmés concernant des détenus dans un établissement correctionnel fédéral, fait savoir Service correctionnel Canada dans un communiqué de presse.

Les deux détenus ont été isolés du reste de la population carcérale.

Plus tôt cette fin de semaine, neuf employés du pénitencier de Port-Cartier ont aussi été déclarés positifs à la COVID-19. Selon Service correctionnel Canada, tous ces employés sont en isolement à la maison et suivent les directives des autorités locales de la santé.

De plus, Service correctionnel Canada confirme que toutes les mesures sanitaires sont mises en place pour protéger les employés et les détenus contre la propagation du virus.

Depuis le 28 mars, l’organisme signale que 50 tests de dépistage ont été réalisés chez les détenus; 45 des tests sont négatifs, 3 tests sont en attente de résultats.

Des avocats s'inquiètent de la situation des détenus

L'Association des avocats et avocates en droit carcéral du Québec considère que l'isolement cellulaire des détenus n'est pas viable à long terme. Pour l'instant, les détenus touchés par la COVID-19 à Port-Cartier sont isolés des autres prisonniers, eux-mêmes confinés à leurs cellules.

Selon cette association, ce type de pratique peut avoir de graves effets psychologiques à long terme.

C’est pour ça qu’on demande au gouvernement d’agir en amont, pour ne pas qu’on se retrouve dans une situation comme aujourd’hui, affirme la présidente de l’association, Rita Magloé Francis.

Un isolement cellulaire dans une prison, la Cour suprême a déjà reconnu que ça avait des conséquences drastiques sur le plan psychologique.

Rita Magloé Francis, présidente de l’Association des avocats et avocates en droit carcéral du Québec

Ces avocats demandent la libération, tant dans les établissements provinciaux que fédéraux, de certains détenus comme ceux de plus de 70 ans, les malades, ou ceux qui devaient être libérés dans moins de six mois.

Par ailleurs, l’association soutient que cette mesure libérerait des places dans les établissements carcéraux.

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada réagit

De son côté, le Syndicat des agents correctionnels du Canada considère que les demandes de libération immédiate des détenus par certains groupes constituent un mépris total pour la sécurité publique. Par communiqué, le syndicat explique que la libération des détenus ne résoudra pas la propagation potentielle de la COVID-19.

Le syndicat fait savoir qu’il maintient la pression sur les services correctionnels pour que les mesures de santé publique soient accentuées afin de protéger les employés ainsi que les personnes incarcérées.

De plus, le syndicat demande au gouvernement fédéral d’établir des critères pour que les agents correctionnels aient un accès facilité au test de dépistage. Il peut être nécessaire de tester les employés qui ne présentent pas de symptômes, mais qui ont pu avoir des contacts avec une personne confirmée positive, car la mise en quarantaine pendant une période de 14 jours peut ne pas être réalisable sur le plan opérationnel, indique le communiqué.

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