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Des centaines de « snowbirds » peinent à trouver un pied-à-terre à leur retour en Ontario

Une femme et un homme devant une roulotte.

Sharon Meade et Gerry De Abreu ont eu beaucoup de mal à trouver un parc caravanier commercial où s’établir à leur retour précipité en Ontario.

Photo : Sharon Meade

Radio-Canada

De nombreux Ontariens, qui interrompent prématurément leur exil hivernal en raison de la pandémie de coronavirus, ont du mal à se trouver un pied-à-terre temporaire dans la province. Plusieurs parcs à roulottes commerciaux ne commenceront à accueillir leurs clients qu’en mai.

La Torontoise Sharon Meade et son mari Gerry De Abreu passent généralement l’hiver en Arizona.

Après avoir entendu l’appel à retourner rapidement au pays lancé par les autorités canadiennes, le couple a décidé d’écourter son séjour aux États-Unis.

Mais à mesure qu'il se rapprochait de la frontière canadienne, il est devenu évident que le couple aurait du mal à trouver un parc où s’établir temporairement dans sa roulotte.

Les parcs commerciaux de la grande région de Toronto, où séjournent normalement les deux Torontois à leur retour de l’Arizona, n’ont pas encore ouvert leurs portes.

J’ai appelé des parcs à roulottes à Toronto, à Hamilton, à Kitchener. Ils sont soit fermés ou alors ouverts mais déjà remplis.

Sharon Meade, Torontoise qui passe ses hivers aux États-Unis

Mme Meade et M. De Abreu sont propriétaires d’une copropriété à Scarborough, mais elle est actuellement occupée par la mère de Mme Meade, une personne âgée.

Le cas du couple est loin d’être unique, selon l’association Camping in Ontario, qui représente les parcs de camping privés de la province.

Sa directrice générale, Alexandra Anderson, indique avoir appris que des centaines, possiblement des milliers de campeurs sans résidences secondaires sont à la recherche de parcs à roulottes commerciaux ouverts à ce temps-ci un peu partout dans la province. 

Selon Mme Anderson, la grande majorité des parcs privés sont régis par des règlements municipaux qui n’autorisent leur ouverture qu’en mai.

Elle ajoute que les quelques parcs ouverts à longueur d’année n’ont pas été inclus dans la liste des services essentiels (Nouvelle fenêtre) du gouvernement de l'Ontario, et il devient donc difficile de savoir s’ils sont autorisés à accueillir de nouveaux clients présentement. 

Une femme debout devant une porte.

Alexandra Anderson est la directrice générale de Camping in Ontario, une association qui représente les parcs de camping commerciaux de la province.

Photo : CBC / Michael Smee

Mme Anderson indique que son association a exigé des clarifications à ce sujet auprès du gouvernement provincial, et espère que les parcs privés seront ajoutés à la liste des services essentiels qui peuvent poursuivre leurs activités même pendant la crise sanitaire.

En réponse à une demande de Radio-Canada, un porte-parole du ministère ontarien du Développement économique indique qu’étant donné la gravité de la situation et la rapidité avec laquelle les choses évoluent, le gouvernement devait agir

Pour les gens qui cherchent un logement temporaire, une exemption a été faite aux hôtels, aux motels, aux logements locatifs partagés et autres lieux d’hébergement, dont les résidences étudiantes, poursuit le porte-parole.

Les parcs provinciaux, où auraient également pu aller des campeurs comme Mme Meade et son mari, sont fermés au moins jusqu’au 30 avril. 

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Mais même si les parcs de camping privés sont ajoutés à la liste des services essentiels, la directrice générale de Camping in Ontario n’est pas sûre qu’ils accueilleront réellement de nouveaux clients. 

Nous comprenons les inquiétudes des campeurs, mais en même temps, nous devons protéger nos communautés locales. Si les responsables de parcs privés ouvrent leurs portes aux "snowbirds" [Canadiens qui vont passer l’hiver dans des endroits plus chauds], sont-ils en train de mettre en danger leurs propres familles?, demande Alexandra Anderson.

Une semaine floue

Deux jours avant qu’ils n’atteignent la frontière canadienne, Sharon Meade et Gerry De Abreu sont parvenus à trouver un parc commercial à Milton qui a accepté de les accueillir.

La semaine dernière a vraiment été floue. À mesure qu’on s’approchait du Canada, nous étions de plus en plus terrifiés, dit Mme Meade.

Une femme et un homme qui sourient

Sharon Meade et son mari Gerry De Abreu ont fini par trouver une place dans un parc commercial à Milton.

Photo : Sharon Meade

Nous avons hâte de dormir pendant quelques jours, conclut-elle.

Avec les informations de CBC

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