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Les marchés nord-américains clôturent en hausse malgré la nervosité et l'incertitude

Un homme masqué consulte son téléphone cellulaire en pleine rue.

Un homme masqué consulte son téléphone cellulaire devant l'édifice abritant les bureaux du New York Stock Exchange.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Radio-Canada

Les bourses nord-américaines ont clôturé en hausse lundi, malgré l'aggravation constante du bilan de la pandémie de COVID-19 et la prolongation des mesures de confinement.

Les investisseurs semblent vouloir croire à la capacité des banques centrales et des gouvernements d'atténuer l'impact économique de la crise sanitaire en cours, mais le doute persiste.

À la fermeture des marchés, le Dow Jones grimpait de 3,19 %. Le S&P 500 et le NASDAQ s'appréciaient respectivement de 3,35 % et 3,62 %.

À Toronto, l'indice composé S&P/TSX suivait le mouvement en gagnant 2,76 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien se négociait à 70,57 ¢ US, en baisse par rapport à son cours moyen de 71,14 ¢US de vendredi.

Les principaux marchés européens se sont montrés hésitants. À Paris, le CAC 40 faisait pratiquement su surplace avec une hausse de 0,62 %, à l'instar du FTSE de Londres à 0,97 %, tandis que le Dax allemand gagnait 1,90 %.

En Asie, les principales places boursières ont terminé la journée dans le rouge. Les pertes ont été de 1,6 % à Tokyo, 1,15 % à Shanghai et 0,9 % à Hong Kong.

L'or noir en chute libre

Les cours du pétrole continuent pour leur part de s'effondrer, dans la foulée de la guerre des prix que l'Arabie saoudite continue de livrer à la Russie.

Riyad a annoncé lundi son intention de porter ses exportations pétrolières au niveau record de 10,6 millions de barils par jour à partir du mois de mai, soit 600 000 barils de plus qu'à l'heure actuelle.

Il y a quelques semaines à peine, le royaume wahhabite n'exportait que 7 millions de barils d'or noir.

Un peu avant 10 h (HAE), le baril de Brent de la mer du Nord perdait près de 8 % à 22,98 $ US après avoir touché un peu plus tôt 22,58 $ US, son plus bas niveau depuis novembre 2002.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâchait au même moment plus de 6 % à 20,19 $ US après être brièvement passé sous les 20 $ US, à 19,92 $ US le baril.

La demande mondiale s'évapore dans le sillage de la COVID-19 et des mesures de restriction sur les voyages et de distanciation sociale qui y sont liées, déclare Giovanni Staunovo, analyste pétrole chez UBS.

La situation est d'autant plus critique que les capacités de stockage de nombreux producteurs ont atteint leur limite, note pour sa part Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétroliers chez Rystad Energy.

Les chaînes d'approvisionnement du marché pétrolier sont rompues en raison du niveau incroyable de la baisse de la demande, explique-t-il.

La demande pour les trajets quotidiens liés au travail et celle des compagnies aériennes, qui représente environ 16 millions de barils par jour, pourraient ne jamais retrouver leur niveau d'avant la crise, estime Goldman Sachs.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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