•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Terre-Neuve-et-Labrador peine à aider ses travailleurs et ses entreprises

L'édifice de l'Assemblée législative

Les difficultés économiques de Terre-Neuve-et-Labrador réduisent sa marge de manoeuvre pour offrir de l'aide aux travailleurs et aux entreprises.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les difficultés économiques de Terre-Neuve-et-Labrador se font sentir au moment où les résidents ont le plus besoin d'aide de leur gouvernement.

Presque toutes les provinces en Atlantique ont annoncé des mesures financières pour aider les travailleurs ou les entreprises pendant la crise de la COVID-19 :

  • au Nouveau-Brunswick, les entreprises peuvent faire un emprunt de 200 000 $ sans intérêt;
  • à l’Île-du-Prince-Édouard, une aide de 500 $ est offerte aux travailleurs indépendants;
  • en Nouvelle-Écosse, un appui de 161 millions de dollars est offert aux entreprises.

Mais à Terre-Neuve-et-Labrador, les annonces du genre sont inexistantes.

Comme on a des gouvernements provinciaux qui ont moins de marge de manœuvre, ça veut dire qu'on a des citoyens canadiens qui ne recevront pas le même appui en fonction d'où ils se trouvent dans le pays, indique le directeur de l’École des hautes études publiques de l'Université de Moncton, l’économiste Pierre-Marcel Desjardins.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

En raison des coûts de Muskrat Falls, de la chute du prix du pétrole et de la COVID-19, rien ne va plus pour les finances de Terre-Neuve-et-Labrador.

Sachant quelle est la situation des finances publiques, c'est sûr et certain que sa marge de manœuvre est beaucoup moins grande que la majorité des autres gouvernements, sinon la totalité des autres gouvernements provinciaux, affirme Pierre-Marcel Desjardins.

De l'aide provinciale, mais pas pour les PME

Le gouvernement provincial a annoncé de l'aide pour les garderies, des mesures pour que les étudiants puissent reporter le paiement de leur dette, pour que les locataires ne soient pas expulsés et pour un versement de 500 000 $ aux organismes qui oeuvrent dans l'aide alimentaire. Cela représente 8000 $ par organisme.

J'espère que c'est un premier pas parce que ce sera très difficile si ça continue jusqu'au mois de juin, estime la présidente de la société Saint-Vincent de Paul à Carbonear, Kerri Abbott.

Un étalage de boîtes de conserve et de condiments

Les banques alimentaires à Terre-Neuve-et-Labrador notent une hausse des besoins et une diminution de leurs réserves et du nombre de leurs bénévoles dans le contexte de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Les banques alimentaires notent déjà une hausse de l'achalandage tandis que leurs réserves diminuent et que les bénévoles se font moins nombreux.

Nous avons des réserves pour environ une semaine. Si nous ne sommes pas approvisionnés rapidement, nous devrons fermer, déplore Kerri Abbott.

Les petits entrepreneurs se sentent laissés à eux-mêmes. Nous espérons un appui spécifique pour nous aider à payer nos frais mensuels, souligne Kyle Saunders, qui a ouvert un café en février.

Pour l'instant, ce sont les mesures annoncées par le gouvernement fédéral qui sauvent la donne pour les Terre-Neuviens et les Labradoriens. Le premier ministre Dwight Ball reconnaît que la province a besoin d’une aide particulière du fédéral.

Avec les renseignements de Marie Isabelle Rochon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Terre-Neuve-et-Labrador

Coronavirus