•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des résidents de l’île d’Orléans inquiets de l’achalandage

Le pont de l'Île-d'Orléans photographié au loin, depuis l'île d'Orléans. On aperçoit une fine couche de neige sur l'herbe.

Les résidents de l'île d'Orléans invitent les citoyens à ne pas leur rendre visite durant la pandémie de coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Cathy Senay

La belle journée de samedi a amené son lot de visiteurs à l’île d’Orléans et de nombreux résidents ont peur que cet achalandage mène à un plus grand risque de transmission de la COVID-19. Des inquiétudes partagées par les autorités municipales locales, qui songent à fermer les stationnements publics.

Samedi, c’était achalandé comme sur la rue Saint-Jean lors de ma petite marche où je ne croise normalement personne. Les stationnements municipaux étaient bondés comme j’ai rarement vu et ça fait cinquante ans que j’habite ici, raconte Nicolas Gagné, un résident de Sainte-Pétronille.

Au-delà des files de voitures, argue-t-il, le problème est que les visiteurs se stationnent sur l’île pour ensuite aller prendre des marches en groupe. J’ai moi-même eu la visite de touristes qui ne parlaient pas français chez moi. Ils demandaient s’ils pouvaient prendre des photos de la chute Montmorency de mon terrain.

Soulignant la moyenne d’âge élevée sur l’île d’Orléans et les nombreux foyers pour personnes âgées, Nicolas Gagné s’inquiète que l’achalandage devienne une grosse problématique de santé publique.

Une file de voitures sur une route à Sainte-Pétronille, sur l’île d’Orléans.

Nicolas Gagné, un résident de Sainte-Pétronille, s’inquiète de la présence de nombreux visiteurs à l’île d’Orléans.

Photo : Courtoisie / Nicolas Gagné

Moi, je ne partirai de chez nous pour aller me stationner dans le Vieux-Québec pour prendre une marche. Il me semble qu’on s’attend à ce que les gens ne fassent pas ça non plus chez nous.

Des inquiétudes partagées par beaucoup de résidents de l’île d’Orléans, selon l’avocate Caroline Roberge. Moi, je ne suis pas une élue, juste une citoyenne impliquée, et les gens m’appelaient, samedi, pour me demander quoi faire.

Garder une distance sécuritaire

Ce sont surtout les arrêts que certains visiteurs risquent de faire dans les commerces essentiels qui inquiètent Me Roberge. On n’a pas beaucoup de commerces ouverts et ils sont petits. On n’a pas de Costco. On ne peut pas mettre un panier devant un autre pour garder nos distances.

Si elle dit comprendre le désir d’évasion des gens de Québec en cette période de confinement, elle leur demande d’éviter l’île d’Orléans. Vous viendrez nous voir une fois que tout cela sera réglé. L'île va être encore là.

Maire de Sainte-Pétronille et préfet de l’île d’Orléans, Harold Noël a déjà planifié une rencontre avec les élus de sa municipalité pour discuter de la situation, en début de semaine.

On va peut-être fermer les stationnements publics. Autrement dit, on permettrait encore aux gens de Sainte-Pétronille de se promener dans les rues, mais il n’y aurait plus une affluence de l’extérieur.

Harold Noël lors d'une entrevue à l'île d'Orléans en novembre 2019

Harold Noël, maire de Sainte-Pétronille et préfet de l’île d’Orléans

Photo : Radio-Canada

L’achalandage de samedi n’était toutefois pas anormal, selon Harold Noël, qui exclut des mesures plus drastiques comme contrôler les entrées et sorties sur l'île d'Orléans.

Quand il fait beau, les gens de Québec viennent faire le tour de l’île en voiture. On vit ça chaque printemps.

Fermeture des stationnements publics?

Il convient toutefois que du moment où ces gens sortent de leur voiture, la possibilité de transmission est bien plus grande. Un problème observé dans divers coins de l’île.

N’empêche, explique le maire de Sainte-Pétronille, il faudra vraisemblablement attendre au 6 avril pour qu’un règlement sur le stationnement soit adopté par les élus municipaux. D’ici là, il invite ceux qui viennent visiter l’île d’Orléans à rester dans leur voiture.

Du côté de la Sûreté du Québec, le sergent Claude Denis explique que des patrouilles sont effectuées pour s'assurer que les gens respectent les directives de distanciation sociale. Si on a des appels de gens pour signaler des rassemblements, on va se déplacer pour faire de la sensibilisation.

La COVID-19 dans la grande région de Québec

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Coronavirus