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« Irresponsables » : le PM fustige ceux qui ignorent les règles contre le coronavirus

« Non seulement je suis fâché, et le Dr Strang est fâché, mais vos concitoyens néo-écossais sont fâchés contre vous », s'emporte Stephen McNeil.

Le 29 mars 2020, Stephen McNeil a montré des photos de gens rassemblés dans des lieux publics.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse promet d’appliquer plus sévèrement ses directives d’éloignement social et son interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes, et de faire respecter la fermeture des lieux publics.

Le premier ministre Stephen McNeil s’est emporté dimanche après-midi contre ceux qu’il a appelés les quelques irresponsables (the reckless few) et a promis que la police allait commencer à distribuer des contraventions.

J’ai téléphoné au ministre de la Justice, Mark Furey, et lui ai demandé d’ordonner aux forces policières de passer de l’éducation à l’application, de donner des contraventions et faire remorquer [des véhicules] si nécessaire, a déclaré le premier ministre lors du point de presse quotidien des autorités de santé publique.

Contravention de 697,50 $

Dans les heures qui ont suivi, la Police régionale d’Halifax a indiqué avoir fait remorquer une automobile stationnée près du parc Point Pleasant, fermé au public comme tous les parcs municipaux d’Halifax.

Un chien de la police a ensuite retracé la propriétaire du véhicule dans le grand parc urbain.

Les policiers ont remis à la femme une amende de 697,50 $. Cela est survenu environ une heure avant la sortie publique du premier ministre.

Ils disent avoir distribué cette contravention en se basant sur la section 23(b) de la Loi sur les mesures d’urgence (Nouvelle fenêtre) de la Nouvelle-Écosse.

Durant la conférence de presse de dimanche aux côtés du Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le premier ministre McNeil a fait projeter sur un écran des images, qu’il dit avoir été prises samedi, de voitures stationnées près de lieux fermés au public.

Des gens ignorent le ruban jaune installé à certains endroits pour indiquer les fermetures, a-t-il affirmé.

McNeil et Strang se retournent pour regarder un écran derrière eux, sur lequel on voit des autos stationnées.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Stephen McNeil (à gauche) a dit que ces photos, qui apparaissent sur l’écran, ont été prises samedi.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

C’est le deuxième week-end de suite que le premier ministre s’en prenait aux gens qui continuaient de se rassembler en larges groupes et ne respectait pas les directives d’éloignement physique.

Nous faisons certainement mieux que la fin de semaine passée, mais nous avons encore un long chemin à faire, a-t-il lancé. J’entends parler d’épiceries bondées, de groupes pratiquant des sports.

Vous êtes les quelques irresponsables. Non seulement je suis fâché, et le Dr Strang est fâché, mais vos concitoyens néo-écossais sont fâchés contre vous. Nous en avons assez vu. Nous en avons tous assez.

Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse

M. McNeil a demandé au public de penser à l’exemple que cela donne aux enfants à qui l’on doit expliquer qu’ils ne peuvent aller jouer avec leurs amis. Lorsque ces quelques irresponsables désobéissent ouvertement aux ordres du Dr Strang et que les enfants vous voient dehors, vous comportant comme si tout était normal, vous les rendez confus, a-t-il dit.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Selon M. McNeil, la majorité des Néo-Écossais participe à l’effort collectif pour enrayer l’épidémie. Le bon docteur et moi sommes reconnaissants de vous voir travailler fort, a-t-il mentionné, avant d’affirmer qu’il n’avait plus le choix de serrer la vis aux récalcitrants.

Nous voulons nous en sortir, nous sommes fatigués d’être enfermés. Ça ne va pas se terminer bientôt si vous, les quelques irresponsables, continuez d’enfreindre les règles, a fulminé le premier ministre.

Stephen McNeil, le regard sévère.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Stephen McNeil a menacé les récalcitrants de représailles.

Photo : Radio-Canada

Il a mis fin à la conférence de presse sur un ton sec.

Des gens perdent de l’argent, ont peur, mais suivent les règles, cessent les rassemblements pour aider à freiner la propagation de ce virus. Mais les quelques irresponsables, honte à vous. Si vous ne pouvez pas faire votre part, la police va la faire pour vous, a enchaîné Stephen McNeil, avant de se lever et de quitter les lieux.

La Nouvelle-Écosse recense 122 cas de COVID-19. Sept patients se sont rétablis.

Deux lois provinciales

Dans sa réponse à la pandémie, la Nouvelle-Écosse a déclaré l’état d’urgence le 22 mars. Les rassemblements de plus de 5 personnes sont interdits. 

Depuis, les policiers faisaient de l’éducation, selon M. McNeil, c’est-à-dire qu’ils demandaient aux gens de ne pas se rassembler.

Les policiers seront autorisés à exécuter les ordonnances émises en vertu de la Loi sur la protection de la santé, avait indiqué la province la semaine dernière.

En cas de non-respect des mesures d'éloignement social et d'auto-isolement, les individus s'exposent à des amendes de 1000 $ et les entreprises à des amendes de 7500 $.

Dimanche à Halifax, c’est la Loi sur les mesures d’urgence qui a été invoquée par les policiers de la force municipale au parc Point Pleasant.

Les parcs provinciaux de la Nouvelle-Écosse sont fermés. Les parcs municipaux, plages et sentiers de randonnée de la Municipalité régionale d’Halifax sont fermés également.

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