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« On n'a jamais été aussi vigilant envers notre sécurité », dit un ambulancier estrien

Les ambulanciers de la région redoublent de prudence dans leur travail en cette épidémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les ambulanciers de l'Estrie affrontent la COVID-19 tous les jours. La crise actuelle les oblige à une extrême vigilance, alors qu'ils sont maintenant les premiers appelés sur les lieux lorsqu'un patient ayant des symptômes du virus doit être transporté à l'hôpital.

L'ambulancier Kevin Quintal pratique le métier depuis 6 ans. Il affirme que son quotidien au travail a été totalement bouleversé par l'arrivée de cette crise sans précédent.

On n'a jamais été aussi vigilant envers notre sécurité, dit-il d'entrée de jeu.

Kevin Quintal-Lacroix regarde le journaliste.

Kevin Quintal-Lacroix affirme que les ambulanciers doivent se protéger contre le virus pour s'assurer de demeurer en poste.

Photo : Radio-Canada

Les techniciens paramédicaux de la région ont dû prêter main-forte à plusieurs personnes suspectées d'être atteintes de la COVID-19.

La semaine dernière, un appel a été marquant pour les ambulanciers de la région, raconte le directeur aux opérations d'Ambulances de l'Estrie, Jean-François Pellerin.

Un patient ne réussissait pas à se déplacer pour débarrer la porte, donc les paramedics ont dû la défoncer pour prendre en charge le patient.

Jean-François Pellerin, directeur aux opérations d'Ambulances de l'Estrie

Dans de telles circonstances, ces travailleurs de premières lignes doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour se protéger.

Comme toute la population, on a une certaine crainte de le contracter, mais cette peur est moins personnelle que collective, illustre Kevin Quintal-Lacroix.

L'ambulancier craint surtout que le fait d'être malade l'empêche de faire son métier, ce qui diminuerait le nombre de premiers répondants disponibles. Il s'agit d'un problème puisque le la main-d'oeuvre est déjà peu abondante dans la région.

Un autocollant à l'effigie d'un arc-en-ciel est apposé sur une ambulance. Il est écrit Ça va bien aller.

Les ambulances arborent aussi le message d'espoir relayé sur les réseaux sociaux.

Photo : Radio-Canada

Se protéger pour mieux servir

Cette pandémie qui touche l'Estrie amène la transformation des façons de faire, afin de bien assurer la protection de cette main-d'oeuvre essentielle.

Tous ces changements-là amènent un stress au quotidien, on leur demande d'être à jour dans les nouveaux protocoles et les changements de procédures, donc ça demande une assiduité, explique Jean-François Pellerin.

Les chefs aux opérations ont la tâche de s'assurer que les nouvelles informations soient bien communiquées aux travailleurs. Toutefois, même eux peinent parfois à suivre le flot de directives qui s'ajoutent.

L'ambulancier Kevin Quintal-Lacroix explique notamment qu'il doit revêtir un uniforme spécial, dès qu'un patient est soupçonné d'être atteint du virus.

Une ambulance roule avec les gyrophares allumés.

Une ambulance répond à un appel d'urgence.

Photo : Radio-Canada

Deux ambulances de plus par quart de travail ont aussi été ajoutées pour suffire à la demande maintenant que les pompiers qui sont premiers répondants ne peuvent plus être affectés lors des cas soupçonnés de COVID-19 afin de les protéger de l'épidémie.

Appels d'urgence en baisse

Alors que les ambulanciers de la région sont bien formés et prêts à l'action, Ambulance de l'Estrie constate toutefois une diminution des appels d'urgence.

Ces temps-ci, le nombre d'appels a diminué un peu par jour, mais on surveille les volumétries quotidiennes pour réagir rapidement si on voit des tendances à la hausse.

Jean-François Pellerin, directeur aux opérations d'Ambulances de l'Estrie

Selon Jean-François Pellerin, cette diminution s'explique peut-être par le fait que les gens redoutent les hôpitaux en ces temps de crise sanitaire. Il affirme toutefois que les citoyens ne doivent pas hésiter à composer le 9-1-1, s'ils ont besoin d'assistance médicale.

Un patient présentait des symptômes d'AVC, mais le fait qu'il n'a pas appelé rapidement a peut-être entraîné certaines séquelles, déplore-t-il.

Les accidents automobiles demeurent aussi moins nombreux en raison du confinement. La circulation automobile a ainsi diminué de beaucoup sur le réseau routier. Il s'agit d'un autre facteur qui pourrait expliquer cette baisse temporaire des appels, selon Jean-François Pellerin.

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