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Le confinement vu par un moine et une sœur

Une soeur circule dans un corridor du monastère des augustines de Québec.

Certaines communautés religieuses vivent en circuit fermé.

Photo : Radio-Canada / Claude Brunet

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Habitués d'être plus en retrait dans une société qui roule à fond de train, deux membres issus de communautés religieuses font part de leurs réflexions pour mieux vivre le confinement.

Gilles Laberge est le prieur de la communauté des Petits frères de la Croix, dans Charlevoix. Il est responsable d’un monastère où vivent 14 moines en circuit fermé et qui sortent seulement pour faire certaines commissions. 

Pour bien vivre avec le fait d'être isolé, il est important de revenir aux choses simples, selon lui. Pour s'aider, il recommande de limiter la consommation de nouvelles d'actualité.

Les gens isolés vont avoir tendance à écouter la télévision en continu. Je ne conseille pas ça du tout, dit le prêtre. 

Il est important selon lui de s'informer quotidiennement de la situation, mais il faut aussi s'informer de ses proches. Il s’agit d’une façon, selon lui, de combler un certain vide créé par le contexte actuel.

En famille, il y a quelque chose d'intéressant qui peut se vivre, quelque chose de fort. On doit vivre un quotidien beaucoup plus dense. Un quotidien où les petits gestes vont avoir beaucoup plus de relief.

« Les petites attentions à l'autre, comme un sourire peut prendre beaucoup plus d’importance »

— Une citation de  Gilles Laberge, membre de la communauté des Petits frères de la Croix, dans Charlevoix

Il invite aussi à prendre des nouvelles des personnes isolées. Il faut penser aux personnes qui sont seules et qui ont besoin de cette attention. Il faut lui donner de la présence, un coup de téléphone, par exemple, soutient M. Laberge. 

Distanciation physique, mais pas sociale

La sœur Francine Bigaouette est une membre de la communauté des Dominicaines missionnaires adoratrices, une communauté qui n’est pas cloîtrée, mais qui vit actuellement le confinement. Elle partage sa vie avec une trentaine de sœurs, dont la plupart ont plus de 70 ans. 

On respecte la distanciation physique, dit-elle, mais pas nécessairement la distanciation sociale. Au niveau social, on continue de se faire proche.

« J’invite les gens d'être à l'écoute des autres. Il a un certain stress qui se vit. C'est bon de se dire ce qu'on vit les uns les autres, s’appuyer, se réconforter, s’encourager »

— Une citation de  Francine Bigaouette, religieuse des Dominicaines missionnaires adoratrices

Elle indique que les sœurs multiplient les moments de partage ces jours-ci, comme jouer à différents jeux.Même si on est à distance, on chante 3 fois par jour, illustre-t-elle. 

Ce n'est pas facile, mais il faut le voir comme une chance de se retrouver ensemble pour vivre de bons moments dans la simplicité, conseille la religieuse. 

Ainsi, ça va bien aller, conclut-elle. 

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