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Hier, un train désaffecté. Demain, une oeuvre d’art

Bryan Faubert a acheté une des voitures U2 dont cherchait à se débarasser la Ville de Calgary.

Photo :  CBC / Helen Pike

Radio-Canada

Quand Bryan Faubert pose des bombes dans un train, c’est pour laisser retentir une explosion de couleurs. Coup d’oeil sur cet artiste albertain qui métamorphose une voiture désaffectée du train léger de Calgary en une oeuvre d’art publique.

Bryan Faubert revenait de New York lorsqu’il a appris que la Ville de Calgary bradait la flotte originale des voitures du train léger pour 1 $ symbolique.

Il n'a pas hésité à s'en procurer une.

Après s’être fait la main dans les rues de la métropole américaine où il a appris l’art du graffiti, Bryan Faubert décide de faire une maîtrise en beaux-arts à l’Université de Calgary. La carcasse du vieux train sera le support de l’oeuvre qu’il doit présenter pour obtenir son diplôme.

Bryan Faubert est en train de peindre avec une canette de peinture en aérosol et un pochoir sur la porte extérieure de la voiture du train léger.

La voiture U2 à laquelle Bryan Faubert refait une beauté date de l'ouverture de la toute première ligne de train léger de la métropole albertaine, en 1981.

Photo :  CBC / Helen Pike

Fini le train-train

Il se donne jusqu’à la fin du mois d'août pour redonner une deuxième vie au tas de ferraille qu’il a stationné sur le terrain du collectif d’artistes NVRLND, dans le quartier de Ramsay.

Gros plan sur un mur de la voiture du train en train d'être repeinte à la peinture en aérosol. On aperçoit en anglais l'inscription : appuyer pour ouvrir.

Bryan Faubert met en application les techniques d'art de rue qu'il a acquises à New York, comme le pochoir.

Photo :  CBC / Helen Pike

L’artiste envisage notamment de remplacer les fenêtres de la voiture par des panneaux d’acier qui seront illuminés de l’intérieur.

Je les ai découpés pour qu’ils représentent des silhouettes, dit-il. Ils seront installés à chaque fenêtre et un système d'éclairage alimenté à l’aide d’un panneau solaire projettera leurs ombres partout.

Après sa soutenance, Bryan Faubert aimerait que sa création devienne une oeuvre d’art publique qui pourrait être installée à proximité de la ligne verte. Autrement, le projet sera démonté et finira à la poubelle.

Je fais de l’art de rue et mon travail a un côté éphémère. Donc il faut accepter que, parfois, les créations aient une courte durée de vie [...], mais je verrai bien voir celle-ci avoir une longue vie dans un lieu public de Calgary, espère-t-il.

Avec les informations de Helen Pike

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Alberta

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