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Une dame atteinte d'un cancer dénonce le report de sa chirurgie

L'hôpital de Chicoutimi.

L'hôpital de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une Saguenéenne atteinte d'un cancer de la vessie a vu son opération être annulée en raison de la pandémie de COVID-19. Elle déplore maintenant qu'on hypothèque la santé des gens atteints de cancer ou en attente de chirurgie, alors qu'aucune des 18 personnes infectées par le coronavirus n'est hospitalisée dans la région.

Louise Amiot a vu sa vie complètement basculer pour une deuxième fois en décembre dernier. Le cancer de la vessie qui l'avait attaqué en janvier 2018 était de retour. Trois mois plus tard, son médecin lui annonce qu'on doit l'opérer.

Le 5 mars, il a vu que la tumeur était encore là, alors il a décidé d'opérer. Et l'opération, une opération de 15 minutes, était fixée pour le 24 mars, relate-t-elle.

Avec la propagation de la COVID-19, Mme Amiot craignait que son opération soit reportée ou même annulée. Un scénario confirmé la veille de son opération, même si on ne lui a jamais expliqué pourquoi, selon elle.

Par voie de communiqué, le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a pas voulu commenter ce dossier, rappelant que tous les établissements de santé du Québec avaient reçu des directives claires de la part du gouvernement.

L'une des lignes directrices est « de limiter au maximum la prestation chirurgicale pour les cas jugés semi-urgents, incluant l'oncologie ».

Un groupe de cinq médecins spécialistes est chargé d'évaluer chaque dossier avant de prendre la décision de reporter ou non une chirurgie.

Eux, ce qu'ils disent c'est que la tumeur est petite donc ça peut attendre, explique Louise Amiot. « Mais qu'est-ce qu'on attend? On attend que la tumeur grossisse? On attend que l'hôpital soit plein? Je trouve que ça n'a pas de bon sens. Moi je sais que ma première tumeur était grosse et j'ai eu des complications, donc j'aimerais vraiment mieux me la faire enlever pendant qu'elle est petite ».

Elle ajoute que l'attente est insoutenable pour toute sa famille, d'autant plus qu'il n'y a pas de nouvelle date prévue pour l'opération.

« Je me sens plus en sécurité, j'ai pas confiance, j'ai peur évidemment parce que le mot fait peur. Un cancer, ça fait toujours peur! Pis je me dis que tant qu'ils me l'ont pas enlevée, je sais que ça grandit en moi. Parfois, je dis même : moi je mourrai pas de la COVID-19, je vais mourir à cause de la COVID-19 ».

Avec les informations de Philippe L'Heureux

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