•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Beauce obtient un point de contrôle près de la frontière américaine

Une voiture de police dévie le trafic sur une route près d'un poste frontalier menant aux États-Unis.

Des policiers de la Sûreté du Québec près du poste frontalier à Saint-Bernard-de-Lacolle

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Beauce a été entendue. Au lendemain d'une sortie de certains élus réclamant un contrôle des voyageurs à la frontière américaine, la Sûreté du Québec confirme qu'elle s'est installée sur la route 173 à proximité du poste frontalier de Armstrong.

Samedi, la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, annonçait des mesures de contrôle des voyageurs de retour des États-Unis près des postes frontaliers à Stanstead, à Saint-Bernard-de-Lacolle et à Saint-Armand. Mais rien n'était projeté pour Armstrong, porte d'entrée de la région de la Chaudière-Appalaches.

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, a reçu un appel dimanche matin de la part de la Sûreté du Québec. On lui a rapporté que sa demande, partagée par d'autres élus ainsi que le préfet de la MRC de Beauce-Sartigan, avait été bien comprise.

Ils vont s'installer à Saint-Théophile, pour les gens qui arrivent de Armstrong et de Jackman, a-t-il affirmé avec satisfaction.

La patrouille est en position depuis dimanche matin, a pour sa part validé Samuel Poulin, député de Beauce-Sud. Elle est en fonction 24 heures sur 24. Selon mes informations, le débit routier est très faible depuis vendredi dernier, a-t-il indiqué dans une note écrite sur les réseaux sociaux.

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

M. Morin s'inquiétait notamment des voyageurs québécois de retour du Sud, connus sous le nom de snowbirds. Saint-Georges est la première municipalité d'importance après la frontière avec les États-Unis.

Plusieurs s'inquiétaient que les consignes qui s'appliquent à ces voyageurs, comme celles de ne pas fréquenter les épiceries ou les commerces et de s'isoler directement, ne soient pas bien comprises.

La population de Saint-Georges est très disciplinée, a louangé le maire encore dimanche. Comme le préfet de la MRC, il croit que le risque d'infection à la COVID-19, aussi minimum puisse-t-il être, était bien réel en raison des voyageurs.

Double vérification

La Sûreté du Québec coordonne les contrôles des voyageurs exigés par la santé publique et le gouvernement du Québec. Selon une porte-parole, il ne s'agit pas, pour ces postes de contrôle, d'une vérification systématique, comme c'est le cas pour les barrages interrégionaux visant à isoler certaines régions de la province actuellement.

Cette mesure sert surtout à sensibiliser les Canadiens et les Québécois qui rentrent au pays. Les vérifications se font de manière aléatoire et selon le jugement des policiers.

Déjà, les agents des services frontaliers canadiens informent chaque citoyen à la frontière. Je reconnais qu’on me/nous demande d’être en isolement pendant 14 jours pour prévenir la propagation possible de la COVID-19, doivent-ils notamment indiqué aux voyageurs.

Chaque personne doit aussi déclarer si elle a des symptômes de la maladie.

Avec la collaboration de Christiane Latortue

La COVID-19 dans la grande région de Québec

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Coronavirus