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Les Ontariens sont refoulés à la frontière avec l’Abitibi-Témiscamingue

Un policier contrôle la circulation.

La Sûreté du Québec contrôle les déplacements lundi sur la route 65 entre Nord-Dame-du-Nord et la frontière ontarienne.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Zacharie Routhier

Les citoyens ontariens ayant l'habitude d'aller en Abitibi-Témiscamingue pour faire leurs emplettes risquent d'avoir une mauvaise surprise à la frontière.

La Sûreté du Québec (SQ) a mis en place des points de contrôle sur les grands axes routiers afin de limiter les déplacements jugés non essentiels.

On va poser la question : est-ce que [ce déplacement] est nécessaire? Mais je suis certaine que la majorité des gens se la posent déjà en ce moment, explique Hélène Nepton, porte-parole de la SQ.

Déplacements jugés essentiels par la SQ

Ces points de contrôle ont également été mis en place par le gouvernement du Québec dans sept autres régions de la province. Celui-ci souhaite ainsi protéger les zones encore peu touchées par la COVID-19.

Accès restreint

Damien Roy, qui habite dans le petit village de Thorne, en Ontario, a l'habitude de faire ses courses à Témiscaming, une municipalité québécoise située à moins de 2 km de chez lui. Mais en raison des nouvelles mesures, sa femme a dû rebrousser chemin dimanche en allant faire l'épicerie.

Alors aujourd'hui, on se rend à North bay, qui est à 50 minutes d'ici, pour faire l'épicerie, raconte-t-il. C'est un petit peu dérangeant, mais pas au point d'être choqué contre eux autres. Je comprends pourquoi la mesure est en place et je suis d'accord aussi qu'il faut limiter les déplacements.

Damien Roy près de son domicile à Thorne, en Ontario (archive).

Damien Roy près de son domicile à Thorne, en Ontario (archive).

Photo : Christian Noël

La situation est similaire dans la région de Rouyn-Noranda. La route 117, qui traverse la municipalité, représente le point de passage principal reliant l'Abitibi et l’ouest du pays.

À la frontière ontarienne, la sûreté du Québec ne laisse passer que les gens qui ont une adresse à Rouyn-Noranda et les services essentiels, explique la mairesse de la ville, Diane Dallaire.

Samedi, 30 personnes ont dû rebrousser chemin

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda
Diane Dallaire pose devant l'affiche de Radio-Canada.

Diane Dallaire est devenue la première mairesse de Rouyn-Noranda en 2017.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Elle ajoute que la décision de fermer la région a été bien accueillie par les citoyens de Rouyn-Noranda. Toutes les mesures qui ralentissent la propagation du virus et qui nous protègent sont bien accueillies, dit la mairesse.

L'attaché de presse du premier ministre du Québec, Ewan Sauves, précise que les frontières entre le Québec et l'Ontario ne sont pas fermées. Mais les gens ne peuvent pas passer par les régions désignées samedi par le gouvernement pour se rendre au Québec, détaille-t-il.

Traitement équitable

Les citoyens québécois souhaitant se rendre en Abitibi-Témiscamingue doivent respecter les mêmes consignes que les Ontariens. Pour quelqu’un qui vient de l’Ontario ou de Montréal, c’est la même chose, illustre Mme Nepton.

C’est vraiment par prévention et sensibilisation

Hélène Nepton, porte-parole à la Sûreté du Québec
Un homme passe à un point de contrôle de la Sûreté du Québec.

Les automobilistes souhaitant quitter l'Abitibi-Témiscamingue sont contrôlés au même titre que ceux voulant y entrer.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

La porte-parole souligne que chaque cas a ses particularités. Ce n’est pas un barrage policier étanche, c’est un point de contrôle où on valide des informations avec les citoyens, ajoute Mme Nepton.

Le Manitoba a également mis en place un point de contrôle sur la transcanadienne près de Falcon Lake pour informer les voyageurs sur les mesures prises par la province afin d'enrayer la propagation de la COVID-19.

En Ontario, la police provinciale ne contrôle pas les déplacements près des frontières sur son territoire.

L'Abitibi-Témiscamingue compte 28 cas confirmés de COVID-19, tous à Rouyn-Noranda. De l'autre côté de la frontière, le Nord de l'Ontario, qui s'étend de Thunder Bay à Sudbury, a 36 cas déclarés. Deux d'entre eux sont dans la région du Témiskamingue ontarien. Le Manitoba compte pour sa part 72 cas.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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