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« Les anges gardiens sont déçus » et inquiets à l'Hôtel-Dieu de Lévis

Carole Mercier, vice-présidente du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches

Carole Mercier rapporte de la détresse chez les infirmières qui doivent aller au front en ces temps de pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Des événements comme celui s'étant produit à l'Hôtel-Dieu de Lévis, où une vingtaine d'infirmières ont été en contact avec une personne infectée à la COVID-19 sans équipement de protection, risque de nuire au recrutement de personnel, allègue leur syndicat.

Le gouvernement du Québec a lancé il y a deux semaines une vaste campagne de recrutement pour faire face à la COVID-19, appelant le personnel de la santé retraité ou ayant quitté le réseau en renfort.

Si des milliers de personnes se sont manifestées, certaines sont en train de se désister, déplore le Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches (SPSCA). Il y a moins de volontaires qu'au début parce que la crise s'accentue. Ils se désistent avant même de revenir, affirme Carole Mercier, vice-présidente nord au SPSCA.

Les gens ont peur tout simplement. Plus il y a de cas hospitalisés, plus il y a de risques de contamination, plus les gens ont peur de revenir.

Carole Mercier, vice-présidente nord au SPSCA

Mme Mercier estime qu'une détresse s'est installée dans le réseau durant la pandémie.

Anges gardiens déçus

Elle croit que le gouvernement néglige actuellement le personnel de la santé, pourtant considéré comme des anges gardiens par le premier ministre, François Legault.

Le gouvernement ne veut rien offrir pour les conditions de travail en lien avec la COVID-19. Pas de matériel, pas de sécurité, pas de rémunération supplémentaire, déplore-t-elle.

Les anges gardiens sont déçus [...] On met notre sécurité en jeu.

Carole Mercier, vice-présidente nord au SPSCA

Elle ajoute que les femmes enceintes et les personnes immunosupprimées, par exemple, n'ont toujours pas été retirées de leur milieu de travail, une demande du syndicat depuis maintenant deux semaines.

Une infirmière enceinte fait partie de la vingtaine de travailleuses actuellement en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée par le coronavirus. Rappelons que la malade est une résidente du Manoir Liverpool, foyer d'éclosion sur la Rive-Sud où huit cas ont jusqu'à maintenant été confirmés.

Ce stress ambiant n'est pas unique à Lévis. D'autres milieux hospitaliers ont témoigné de leur anxiété.

Confinement à l'hôtel?

Quant à la vingtaine d'infirmières de l'Hôtel-Dieu de Lévis actuellement isolées, Mme Mercier s'interroge sur les mesures de confinement.

Les membres n'ont pas d'endroit pour faire leur quarantaine, explique-t-elle, les forçant à rentrer à la maison au risque de contaminer des membres de leurs familles. Ils aimeraient que la quarantaine ne se fasse pas à la maison.

Elle suggère notamment l'ouverture d'un hôtel pour accueillir le personnel qui est ou qui sera contaminé.

Avec les informations de Hadi Hassin

La COVID-19 dans la grande région de Québec

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