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COVID-19 : la chloroquine à utiliser « au cas par cas », prévient l'INESSS

Son usage devrait être limité à des patients dont la situation est sévère.

Un homme en sarrau tient deux plaquettes de comprimés.

Un homme tient dans ses mains des comprimés de chloroquine et d'hydroxychloroquine.

Photo : Getty Images / Gérard Julien

Radio-Canada

L’usage généralisé de la chloroquine, un médicament antipaludique qui a montré des résultats encourageants contre la COVID-19, n’est pas recommandé par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) au Québec.

Dans une réponse rapide publiée sur son site Internet (Nouvelle fenêtre), l’INESSS recommande de limiter l’usage de ce médicament, au cas par cas, à des patients dont la situation clinique est sévère.

L’incertitude entourant l’efficacité et l’innocuité de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine n’en permet pas, soutient-elle, un usage généralisé, peu importe le stade de la maladie.

L’Institut reconnaît que le médicament a donné des résultats encourageants sur de petites cohortes de patients, notamment pour réduire la durée du portage viral et la durée de la contagiosité, selon certaines études observationnelles.

D’autres études sont toutefois en cours.

L’INESSS recommande en outre d’intégrer tous les patients qui recevront de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine pour traiter la COVID-19 à des protocoles de recherche, afin de documenter l’utilisation et les effets cliniques de ces traitements en contexte réel de soins au Québec.

Ce traitement a, entre autres, été utilisé à l’Hôpital général juif de Montréal.

L'Institut provincial met en outre en garde contre le recours aux traitements dont les données d’efficacité comportent un niveau élevé d’incertitude.

Et la colchicine?

Une étude clinique d’envergure est par ailleurs en cours au Canada pour traiter la COVID-19 avec la colchicine, un médicament souvent utilisé contre la goutte et les péricardites.

Environ 6000 Canadiens pourront participer à l’étude, pilotée par des chercheurs de l'Institut de cardiologie de Montréal et financée par le gouvernement du Québec. Cet anti-inflammatoire très puissant pourrait réduire le risque de complications pulmonaires liées à la maladie.

Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement dont l’efficacité est documentée pour la COVID-19 à partir d’essais comparatifs à répartition aléatoire, rappelle l’INESSS.

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