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Pressions pour reporter les hausses de loyer dans les résidences privées

Une vieille dame fait un puzzle.

Les aînés sont déjà anxieux en raison de leur vulnérabilité à la COVID-19. Ce n'est pas le moment de leur imposer une angoisse supplémentaire, estiment des organismes.

Photo : Shutterstock / Robert Kneschke

Les centres d’assistance et d’accompagnements aux plaintes (CAAP) demandent au gouvernement de reporter la hausse des loyers des aînés en résidence privée qui doivent déjà composer avec l’anxiété liée à la COVID-19. 

Mandatés par le gouvernement du Québec, les CAAP ont notamment pour rôle de protéger les aînés contre des hausses de loyer abusives. 

Or, dans le contexte actuel, les centres voient certains de leur service être limités. 

À cause de la COVID-19 et des mesures de distanciation sociale, nos conseillers ne peuvent plus se rendre physiquement dans les résidences pour aider les aînés à exercer leurs droits, et c’est très problématique dans l’actuelle période de renouvellement des baux, déplore Manon Fortin, directrice générale de la Fédération des CAAP. 

Un résident a, par exemple, accepté une hausse de loyer de 125 $ parce qu’il ne comprenait pas comment la refuser dans le formulaire qu’il devait remplir.

Nous ne pouvions pas être à ses côtés pour le lui expliquer, explique la DG. 

Report et frais liés à la pandémie

La FCAAP demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour reporter tous les avis d'augmentation de loyer.

Les CAAP demandent également que le ministère de l’Habitation envoie des directives claires aux résidences, afin qu’aucuns frais accessoires puissent être facturés aux aînés vivant en RPA, découlant de mesures qui pourraient être prises par certaines résidences en lien avec la COVID-19, et prélevés à même le compte de banque des résidents ayant autorisé les prélèvements automatiques pour le paiement du loyer.

À titre d’exemple, il devrait être interdit aux gestionnaires de résidences de facturer des frais de ménages supplémentaires liés à la COVID-19 selon Ian Renaud-Lauzé, directeur général du CAAP de la Capitale-Nationale.

On comprend que les résidences ont des frais supplémentaires, mais ça ne devrait pas être aux aînés de payer. La pandémie est déjà stressante pour eux : assurons-nous de ne pas créer plus d'anxiété, croit M. Renaud-Lauzé, qui tient aussi à saluer le travail fait par le personnel de soutien dans les résidences. 

Pas de hausses abusives, demande le gouvernement

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation demande aux propriétaires de résidences pour aînés de ne pas faire de hausses inutiles ou démesurées en ces temps difficiles.

Québec dit s’être assuré auprès de la Régie du logement qu’un courriel soit suffisant pour refuser une hausse, au lieu d’une lettre recommandée, comme c’est le cas normalement.

Le 16 mars, la Régie du logement a décidé de suspendre les audiences d'expulsion de locataires dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Le cabinet de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a demandé au ministère de la Santé et des Services sociaux d’assister la Fédération des CAAP afin d'aider les aînés qui souhaitent contester leur bail en cours ou le renouveler dans cette période de crise. Des travaux sont en cours.

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