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L’Espagne enregistre un nouveau record de décès

Des employés de pompes funèbres en Espagne portant des masques faciaux transportent le cercueil d'une victime de la COVID-19.

L'Espagne a confirmé 838 décès en 24 heures dus à la COVID-19, un nouveau record quotidien portant le nombre total de morts dans ce pays à 6528.

Photo : Getty Images / Baldesca Samper

Radio-Canada

L’Espagne a enregistré 838 décès en 24 heures, un nouveau record pour le troisième jour consécutif, pour atteindre un bilan de 6528 morts de la COVID-19. Le pays craint maintenant la saturation des hôpitaux sur son territoire, comme les autres pays du monde la craignent également.

Madrid a de nouveau durci ses règles de confinement en vigueur depuis mi-mars, déjà parmi les plus strictes au monde. À partir de lundi, et ce, jusqu'au 9 avril, seules les activités économiques « essentielles », à savoir la santé, l'énergie et les transports, seront autorisées.

Les deux pays les plus endeuillés par la COVID-19, l'Italie et l'Espagne, affichaient toujours dimanche de très lourds bilans et des hôpitaux surchargés, mais espéraient approcher enfin du pic de la pandémie.

Un peu partout en Europe, où se concentrent maintenant les deux tiers des décès enregistrés dans le monde, les autorités sanitaires espèrent en fait approcher du pic de l'épidémie.

La péninsule italienne, pays qui enregistre le record mondial de décès (10 779 morts pour 97 689 cas recensés), le confinement commence à produire des résultats encourageants après trois semaines.

En France, la COVID-19 a causé 292 nouveaux décès enregistrés à l'hôpital en 24 heures, portant le bilan à 2606 morts depuis le début de l'épidémie. Le pays enregistre également une première victime dans le paysage politique national avec la mort de l'ancien ministre Patrick Devedjian, à l'âge de 75 ans.

Un patient, infecté par la COVID-19, est transporté sur un brancard dans un avion militaire allemand.

Un avion militaire allemand a évacué dimanche deux malades de la COVID-19 de Strasbourg vers un hôpital d'Ulm, dans le sud-ouest de l’Allemagne.

Photo : Reuters / Christian Hartmann

Pour tenter d'enrayer la propagation, les autorités françaises ont annoncé la poursuite du confinement – entrée en vigueur le 17 mars – de la population pendant au moins deux semaines supplémentaires, jusqu'au 15 avril.

Face au manque criant de masques, qui a créé une polémique dans l'Hexagone, plus d'un milliard de masques de protection ont été commandés. Un avion-cargo en provenance de Chine, convoyant près de 100 tonnes de matériel médical, dont 5,5 millions de masques, a atterri dimanche soir à l'aéroport de Roissy, en région parisienne.

Au Royaume-Uni, avec désormais 1228 morts pour quelque 20 000 cas confirmés, la pandémie s’accélère.

En Allemagne, plusieurs voix craignent un effondrement de l’économie. Le ministre des Finances de la région de Hesse, Thomas Schaefer, « profondément inquiet » des répercussions de l'épidémie sur l'économie, s'est suicidé.

Les Pays-Bas, quant à eux, refusent toujours de confiner leurs 17 millions d'habitants. Le pays a tout de même franchi dimanche la barre des 10 000 contaminations et compte 771 décès.

Hausse des cas d'infection aux États-Unis

La situation s’aggrave aux États-Unis, qui comptent désormais le plus grand nombre de cas confirmés au monde. Le président Donald Trump a même envisagé d'isoler l'État de New York, principal foyer de contamination dans le pays, avec les États voisins du New Jersey et du Connecticut, avant d'y renoncer.

Il reste que la pandémie s’accélère avec 136 000 cas confirmés. Un des conseillers du président américain et spécialiste reconnu des maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci, a évoqué dimanche la possibilité d'un bilan final situé entre 100 000 et 200 000 morts. Le pays en compte un peu plus de 2400 présentement.

Des infirmières en tenue de protection observent l’extérieur depuis une tente qui a été installée devant un centre hospitalier de New York.

Les États-Unis sont devenus l’épicentre de la COVID-19 avec le nombre de cas confirmés s’élevant désormais à plus de 136 000.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

L'Afrique inquiète

En Afrique, les restrictions de déplacement et d'activité s'avèrent compliquées à mettre en œuvre. Le Nigéria, pays le plus peuplé du continent, avec près de 200 millions d'habitants, a ordonné dimanche soir un confinement total des populations d'Abuja, la capitale fédérale, et de Lagos, mégalopole tentaculaire de 20 millions d'habitants, les cas confirmés d'infection à la COVID-19 frôlant dorénavant la centaine.

Les mesures de confinement suscitent de nombreuses incompréhensions et contestations en Afrique subsaharienne, où une grande partie de la population vit avec moins de deux dollars par jour et dépend de l'économie informelle pour survivre.

L’inquiétude grandit aux quatre coins du continent africain quant aux possibilités de mettre en œuvre des mesures de confinement efficaces. Le président du Bénin, pays voisin du Nigéria, a déclaré que son pays n'a pas les moyens des pays riches [...] pour accompagner les réductions de mobilité ou les confinements.

Au Zimbabwe, usé par deux décennies de crise économique et financière, le confinement de trois semaines à partir de lundi décrété par le président, Emmerson Mnangagwa, s'annonce particulièrement pénible pour ses 16 millions d'habitants.

Pour éviter une propagation du virus, le ministère de la Justice libyen a annoncé la libération de plus de 400 détenus.

Près de 43 % de la population mondiale confinée

Au Moyen-Orient, la situation évolue là aussi très vite. Les autorités iraniennes ont demandé à la population de rester confinée, et ont prévenu que les restrictions de déplacement devraient être prolongées, 123 décès supplémentaires ayant été enregistrés en 24 heures dans le pays, l'un des plus touchés au monde avec plus de 2600 morts.

La Chine, où s'est déclarée en décembre l'épidémie du nouveau coronavirus, à présent apparemment sous contrôle sur son territoire, a fermé depuis samedi ses frontières à la plupart des étrangers et réduit de façon draconienne ses vols internationaux pour prévenir un retour du coronavirus via des cas « importés ».

Faute de vaccin ou de traitement éprouvé contre la maladie de la COVID-19, qui a fait plus de 33 000 morts sur la planète, plus de trois milliards de personnes sont toujours confinées, de gré ou de force. À ce jour, près de 720 000 cas d'infection ont été officiellement déclarés dans 183 pays et territoires depuis le début de la pandémie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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