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COVID-19 : le Québec est en contrôle, assure Legault

Plus de 2840 ont été confirmés dimanche, soit 342 de plus que la veille. Le bilan des morts se maintient à 22.

Le reportage d'Hugo Lavallée.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La progression de COVID-19 au Québec, qui augmente en moyenne de plus de 300 cas chaque jour depuis une semaine, demeure sous les projections, a assuré dimanche le premier ministre, François Legault, lors de son point de presse quotidien.

On n’est pas en perte de contrôle par rapport à ce qu’on avait planifié, a-t-il assuré, aux côtés du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Plus de 2840 cas de COVID-19 ont été confirmés au Québec, soit 342 de plus que la veille.

Malgré tout, le premier ministre a souhaité insister sur les bonnes nouvelles : le nombre d’hospitalisations demeure contrôlé dans la province. Au total, 192 personnes (+28) sont hospitalisées, dont 72 qui nécessitent des soins intensifs.

Une nouvelle encourageante, selon François Legault, étant donné que plus de 6000 lits ont été libérés dans les hôpitaux de la province pour accueillir d’éventuels patients.

Concernant les décès, le bilan se maintient à 22, malgré la mort de deux nouveaux patients atteint de la COVID-19 depuis samedi, un à Montréal et l'autre en Abitibi-Témiscamingue, selon nos chiffres.

Québec a revu à la baisse au même moment le bilan des décès en Montérégie, de 5 à 3, étant donné que deux d'entre eux n'étaient finalement pas reliés à la COVID-19, selon un courriel du ministère de la Santé. Le bilan devrait s'alourdir à au moins 24 lundi, puisque que la santé publique de Montréal a annoncé deux morts de plus sur son territoire en après-midi, soit après la mise à jour de Québec.

Sous la courbe projetée

Le premier ministre François Legault s’est aussi félicité des 58 539 tests effectués jusqu’à maintenant au Québec. On est un des endroits au monde où on teste le plus, a-t-il déclaré.

Visiblement encouragé lui aussi, le Dr Arruda a confirmé qu’au moins 84 personnes s’étaient complètement rétablies. Un chiffre bien en deçà de la réalité, a-t-il même laissé entendre.

Le Québec comptabilise malgré tout près de la moitié de tous les cas de COVID-19 au pays.

Interrogé sur les raisons qui se cachent derrière ces données, le Dr Arruda a plutôt insisté sur le fait que l'accélération de la maladie demeure en deçà des prévisions.

C’est vrai qu’on va vouloir se comparer avec les autres [provinces]. Mais ce qui m'importe, c’est que la situation, elle est sérieuse, mais, comme attendu, elle est sous contrôle.

Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Il a toutefois refusé de dévoiler le nombre de cas que projetait la santé publique à cette date.

Ce ralentissement, qui signifie un aplatissement de la courbe, laisse aussi envisager que le Québec atteindra son sommet du nombre de cas plus tard que prévu.

À chaque fois qu’on ajoute une mesure, on étale la courbe, a-t-il illustré en gestes. Il est possible qu’on atteigne le plateau seulement au 45e jour.

Montréal et l’Estrie demeurent les deux régions du Québec les plus touchées par la maladie. François Legault souhaite déterminer les quartiers à éviter dans ces secteurs. Il a rappelé les consignes consistant à éviter les déplacements inutiles.

La métropole a par ailleurs prolongé de cinq jours l'état d'urgence sanitaire, dimanche.

Le premier ministre a aussi profité de sa mise à jour quotidienne pour annoncer des mesures accrues de contrôle dans les CHSLD et autres résidences pour aînés de la province.

Les personnes qui restent les plus vulnérables à la maladie sont les aînés, a-t-il rappelé. Il souhaite ainsi limiter au minimum les allées et venues du personnel, des livreurs de nourriture et des résidents eux-mêmes.

Les détails des mesures à déployer seront annoncés seulement lundi.

Garder le moral

François Legault et Horacio Arruda.

François Legault était accompagné pour son point de presse quotidien du Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, alors que la ministre de la Santé Danielle McCann avait à son tour pris congé.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Au retour d’une journée de repos, François Legault s’est dit satisfait du respect des mesures annoncées au cours des derniers jours par Québec.

Je n’ai pas vu des gens qui étaient abattus. J’ai vu des gens qui étaient souriants, confiants, a-t-il dit, ajoutant avoir vu les gens marcher à deux mètres les uns des autres.

Il a invité les Québécois à rester unis et à garder le moral, même si la sortie de la crise ne s’annonce pas pour demain.

Interrogé sur une réouverture prochaine des commerces, le premier ministre a répondu que le plus vite sera le mieux, mais que différents critères seraient à prendre en considération.

Le Dr Arruda a précisé que le portrait épidémiologique par régions serait notamment étudié, et que les entreprises qui se sont ajustées à la situation actuelle pourraient rouvrir en premier.

Il faisait ainsi référence aux entreprises qui auront démontré qu’elles se sont réorganisées pour permettre leur fonctionnement tout en protégeant leurs employés, notamment avec le télétravail.

Protéger les régions vulnérables

Pour limiter la progression de la maladie, le gouvernement a restreint samedi les allées et venues dans les huit régions du Québec qui ont le moins de cas de COVID-19 jusqu'à maintenant.

Des policiers surveillent les grands axes routiers qui donnent notamment accès au Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, à l’Abitibi-Témiscamingue, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la Côte-Nord et au Nord-du-Québec. Seuls les déplacements essentiels sont autorisés.

L'objectif est de protéger des populations jugées plus vulnérables et d'éviter de surcharger des réseaux hospitaliers qui ont moins de ressources que les grands centres. Les autorités de la santé du Nunavik, dans le Nord-du-Québec, ont d'ailleurs confirmé samedi un premier cas de la maladie sur leur territoire, ce qui suscite de nombreuses inquiétudes.

Les frontières interprovinciales vers l'Ontario ne font pas l'objet de telles restrictions, mais le Nouveau-Brunswick limite de son côté depuis mercredi les déplacements non essentiels de Québécois sur son territoire.

Des points de contrôle ont toutefois été aménagés à trois postes frontaliers du Québec (Nouvelle fenêtre) avec les États-Unis pour superviser l'afflux des « snowbirds » qui souhaitent rentrer chez eux. Ceux-ci doivent obligatoirement se soumettre à leur retour à une quarantaine stricte de 14 jours.

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