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Les restaurants se tournent vers la livraison et les plats à emporter

Le Panetier du boulevard des Récollets s'est tourné vers la nourriture à emporter pour demeurer ouvert.

Le Panetier du boulevard des Récollets s'est tourné vers la nourriture à emporter pour demeurer ouvert.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Forcés de fermer leurs salles à manger pour se plier aux directives du gouvernement, de nombreux restaurants de Trois-Rivières se sont tournés vers les plats à emporter.

La vente au comptoir a permis à la boulangerie Le Panetier du boulevard des Récollets de rester ouvert.

Il a fallu se restructurer beaucoup, restructurer la façon de fonctionner. On a mis sur pied un service de livraison de paniers. On a rassemblé des produits pour en faire un panier qu'on livre à domicile, explique le copropriétaire de la boulangerie Olivier Letarte.

Une trentaine de paniers sont livrés quotidiennement. La boulangerie songe même à garder cette activité dans le futur.

On a décidé d'instaurer ça pour tirer notre épingle du jeu, mais en même temps, on se rend compte que ça répond à une demande, particulièrement dans le contexte actuel. C'est quelque chose qu'on voudrait peut-être maintenir à la suite de cette situation-là, souligne M. Letarte.

Pour le restaurant Le Castel 1954, le système de livraison était déjà bien en place, puisqu'il offre un service de traiteur.

La vente à emporter est-elle la solution à tout? C'est sûr qu'on n'est pas dans les mêmes objectifs de vente hebdomadaire. On considère toutefois que c'est mieux que rien du tout, souligne le propriétaire Charles Perreault.

À la rôtisserie St-Hubert de Shawinigan, qui est habituée aux salles pleines, la vente au comptoir se porte de mieux en mieux, mais n'équivaut pas aux 500 repas habituellement distribués chaque soir.

Pour d'autres établissements, comme les cabanes à sucre, la vente à emporter est une grande première.

Les propriétaires de l'Érablière Prince de Saint-Wenceslas sont agréablement surprises de la réponse des clients. Les recettes n'ont rien à voir avec celles d'une saison normale, mais ça permet à l'entreprise de ternir le coup pour l'instant.

En sept semaines, on sert 10 000 repas de cabane à sucre. Même si on faisait 25 livraisons par semaine, ça n'a rien à voir avec ce qu'on fait normalement. La nourriture était dans notre chambre froide, ça nous permet de payer des factures. On ne peut pas penser que c'est ça qui va faire que notre année sera positive, indique la copropriétaire, Fanny Prince.

D'après un reportage d'Alexandre Lepoutre

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