•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les résidences pour aînés redoutent une pénurie de main-d'oeuvre

La résidence Murray.

La résidence Murray de Sherbrooke redoute une éclosion de la COVID-19 dans l'établissement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis l'éclosion de la COVID-19 dans une résidence pour aînés de Sherbrooke la fin de semaine dernière, les autres résidences de la région sont sous pression.

En plus de devoir protéger leurs résidents contre le virus, elles ont aussi de la difficulté à garder leur personnel.

Le propriétaire de la résidence Murray de Sherbrooke, Pierre Chapedelaine, affirme qu'il vit un stress énorme.

Pierre Chapedelaine regarde le journaliste avec un air découragé.

Le propriétaire de la résidence Murray, Pierre Chapedelaine est angoissé par la pandémie de coronavirus qui pourrait pénétrer dans son établissement.

Photo : Radio-Canada

Il craint notamment que des résidents qui doivent se rendre à l'hôpital ramènent le virus à leur retour.

Toutes les personnes qu'on envoie à l'hôpital, à leur retour, c'est 14 jours en isolement total en arrivant, souligne-t-il.

Main-d'oeuvre manquante

Pierre Chapdeleine affirme aussi que certains employés, même s'ils sont rappelés au travail, préfèrent demeurer chez eux pour recevoir dans 14 jours l'aide d'urgence de 2000 $ par mois promise par Ottawa.

On avait des personnes responsables des loisirs qui ont été mises à pied, puis on les rappelle pour faire autre chose, mais ils vont toucher 2000 $ à la maison, explique-t-il.

Une personne âgée tient la poignée de sa porte-patio.

Des aînés de la résidence Murray demeurent confinés dans l'établissement pendant la crise de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Il craint que les résidences soient à court de personnel si la crise s'étire et que les besoins s'accentuent.

Accès à la prestation canadienne d'urgence

La prestation canadienne d'urgence soulève tout un lot de questions. Certains se demandent si un employé peut refuser un rappel au travail pour avoir accès à l'aide fédérale.

Selon le fiscaliste Luc Godbout, ils pourraient fort probablement y avoir accès, malgré tout. Contrairement à l'assurance emploi qui demande aux travailleurs de demeurer activement à la recherche d'un emploi, ce nouveau programme ne mentionne pas une telle obligation du travailleur.

Dans la prestation canadienne d'urgence, les critères concernent le passé et non pas le présent ou le futur, donc il n'y a pas de condition d'être activement à la recherche d'un emploi.

Luc Godbout, fiscaliste

Selon lui, il ne semble donc pas évident qu'un employé soit obligé d'accepter un retour au travail s'il s'était déjà qualifié à la prestation canadienne d'urgence.

Tout employé qui a gagné plus de 5000 $ et qui a été 14 jours sans salaire y a droit.

Toutefois, si un employé quitte volontairement son emploi, il n'aura pas accès à la prestation, précise-t-il.

Luc Godbout croit toutefois que seulement une minorité de gens tenteront de profiter de la générosité du gouvernement fédéral en cette période de crise. À son avis, les employeurs ont avantage à hausser le salaire de leurs employés pour les inciter à rester en poste.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Coronavirus