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Un mécanicien de vélos forcé de fermer sa boutique par la police

Un travailleur à l'oeuvre dans un atelier de réparation de vélos

Les ateliers de réparation de vélo ne sont pas considérés comme un service essentiel par le gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada

Un mécanicien de vélo de Québec affirme avoir été contraint de fermer son commerce après une visite de la police, samedi. Considérant la réparation de vélos comme un service essentiel, Julien Roy plaide un flou dans les directives actuelles du gouvernement Legault.

Le propriétaire de Vélos-Roy-O, sur la rue Saint-Jean, avait déjà discuté avec Radio-Canada, vendredi, de la nécessité de garder son commerce ouvert.

Ce n’est pas tant une question de finances. On veut aider ceux qui se déplacent en vélo. Il y a des livreurs en vélo, des travailleurs de la santé qui se rendent au travail en vélo, surtout que le RTC a diminué son offre de service, rappelle-t-il.

Lui-même confiné à la maison pour 14 jours depuis un retour de voyage, le 16 mars, Julien Roy a confié à son gérant et un employé le mandat de maintenir le service du mardi au samedi. L’accès à la boutique est limité à un client à la fois, mais cela ne semble rien changer aux yeux des autorités.

Vers 14 h 30, il y a un policier qui est venu à la boutique suite à une plainte anonyme de dénonciation comme quoi la boutique était ouverte, relate celui qui s'est ensuite entretenu avec le policier au téléphone.

En quête de précisions

Le policier a été assez intransigeant malgré le flou dans la liste des services essentiels avec les équipements spécialisés. Il comprenait quand même notre point de vue, mais il disait qu’il était obligé d’appliquer les consignes qu’il avait en ce moment.

C’est que même si les boutiques de vélos n’apparaissent pas sur la liste des services essentiels comme le sont les garages automobiles, Julien Roy estime qu’il manque de précisions concernant la mécanique de vélo.

Julien Roy répare un vélo dans sa boutique.

Le propriétaire des Vélos-Roy-O, à Québec, Julien Roy

Photo : YouTube / @Québec Numérique

Forcé de fermer sa boutique pour le reste de la journée de samedi, le propriétaire dit ne pas vouloir prendre de risque. L’avertissement donné par le policier pourrait se transformer en amende assez salée si la situation devait se reproduire, a-t-il été prévenu.

Le cas du Québec n’est toujours pas réglé concernant le vélo. En ce moment, on ne prévoit pas être ouvert mardi, mais on espère que la situation va être clarifiée d’ici là.

Contacté par Radio-Canada, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n'a pas voulu confirmer l'intervention. Seul le service des communications du SPVQ, en semaine, peut répondre aux demandes liées à la COVID-19, a expliqué le lieutenant en service.

Un flou également pour les pistes cyclables

Questionné à savoir si la Ville de Québec pourrait devancer l’ouverture des pistes cyclables, prévue pour le 1er mai, le maire Régis Labeaume semblait lui aussi espérer des clarifications de la direction de la Santé publique, vendredi après-midi.

L’ouverture précoce des pistes cyclables, on est en train de regarder ça pour voir si c’est correct, a-t-il expliqué. On aimerait ça, par exemple, si le directeur de la Santé publique nous dit que c’est un service essentiel, nous autres, on va suivre ses règles.

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