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Mise en place de barrages routiers dans l’Est-du-Québec

Des voitures arrêtées et un policier sur la route 132.

Barrage routier sur la route 132 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, samedi en fin de journée.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Les allées et venues sont dorénavant contrôlées aux portes de huit régions du Québec dont le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord.

Des contrôles routiers sont mis en place sur les axes principaux pour restreindre les déplacements interrégionaux non essentiels. Les autorités sont également présentes dans les gares fluviales de la Société des traversiers du Québec.

L'objectif de cette mesure est notamment de limiter la propagation du coronavirus dans ces régions. Celle-ci a également été instaurée parce que ces régions ont accès à moins de ressources pour lutter contre la COVID-19.

Les déplacements inutiles ne sont donc plus tolérés, mais les marchandises peuvent circuler librement.

Des policiers sont notamment présents à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

La direction de la Santé publique du Bas-Saint-Laurent rapporte que des contrôles routiers ont été érigés pour limiter les déplacements non essentiels entre les régions limitrophes, soit la Gaspésie, Chaudière-Appalaches et le Nouveau-Brunswick.

Elle indique qu'aucune personne ne sera admise au Bas-Saint-Laurent si elle n'y a pas une résidence permanente, à moins d'un déplacement lié à un service essentiel.

L'accès sera bloqué pour toute personne présentant des symptômes caractéristiques du coronavirus dont de la fièvre, de la toux ou des problèmes respiratoires.

Panneau lumineux indiquant Confinement régional obligatoire.

Panneau indicateur à Amqui, dimanche matin.

Photo : Gracieuseté de Carlo Fiola

Des barrages routiers ont été érigés sur la 132 à Sainte-Florence, aux Méchins et à La Pocatière, où un contrôle est également effectué sur l'autoroute 20.

Au départ, le CISSS du Bas-Saint-Laurent avait indiqué que des points de contrôle étaient installés à Saint-Alexandre-de-Kamouraska sur la route 289, ainsi qu'à Rivière-du-Loup sur l'autoroute 85 et la route 185.

Ces barrages policiers se trouvent plutôt à Saint-Jean-de-la-Lande, sur la route 289 et à Dégelis, sur l'autoroute 85.

Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador tiennent des postes de contrôle à ses frontières.

Des policiers de la Sûreté du Québec font le contrôle de leur côté de la frontière, notamment sur les ponts qui relient la Gaspésie au Nouveau-Brunswick, sur les routes qui relient le Bas-Saint-Laurent au Nouveau-Brunswick et sur celles qui mènent vers Terre-Neuve-et-Labrador, aux abords de Fermont et de Blanc-Sablon.

Samedi, l'attachée de presse de la vice-première ministre Geneviève Guilbault affirmait qu'il n’y aurait pas de contrôle accru entre les provinces limitrophes pour l’instant, mais que la situation pouvait être appelée à changer.

De nombreuses réactions favorables

Le chef par intérim du Parti québécois et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, appuie l’initiative de mettre en place des contrôles routiers.

Tout le monde aimerait pouvoir passer, tout le monde a une bonne raison, mais il n’y aura pas vraiment d’exception. C’est la nourriture, c’est les médicaments, c’est les services essentiels. La situation est très sérieuse, je veux le répéter à mes concitoyens, dit Pascal Bérubé.

M. Bérubé répond aux questions des journalistes.

Le député péquiste Martin Ouellet devant son chef intérimaire Pascal Bérubé, à l'Assemblée nationale. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rousselle

Ce n’est pas sans raison qu’on ferme une région. [...] C’est pour protéger notre population, et c’est une mesure que je suis heureux de voir et que je soutiens totalement.

Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois et député de Matane-Matapédia

Le maire de Sept-Îles salue également les nouvelles mesures du gouvernement provincial. Réjean Porlier affirme que plusieurs élus sur la Côte-Nord demandaient que Québec franchisse cette étape.

Plusieurs craignaient que des personnes provenant des foyers plus importants de contamination de la COVID-19, comme Montréal ou l'Estrie, ne prennent pas au sérieux les appels du gouvernement et qu'ils circulent dans la région.

Je pense, sur la Côte-Nord comme dans les autres régions, qu’il y a un certain contrôle de la situation et si on ne veut pas justement que ça parte dans tous les sens, il faut, comme on fait dans une partie d'échecs, il faut prévoir le coup suivant, illustre M. Porlier.

Ce sont toutes des mesures qui ont une logique depuis le début. On voit qu'on n'est pas laissés à nous-mêmes.

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles
Des gardes surveillent une route d'entrée.

L'entrée d'Ekuanitshit est d'ailleurs déjà gardée 24 h sur 24 pour au moins les deux prochaines semaines.

Photo : Gacieuseté de Jean-Charles Piétacho

Devant le nombre de cas de coronavirus déclarés qui vient de bondir de 6 à 13 cas samedi sur la Côte-Nord, le maire de Sept-Îles ajoute en ce sens que la population ne doit pas baisser la garde et doit continuer d'appliquer les consignes de la santé publique pour ralentir la propagation du virus.

La Santé publique rapporte dix nouveaux cas confirmés de COVID-19 dans l'Est-du-Québec samedi, pour un total de 30.

L’écho est le même du côté du Regroupement des MRC de la Gaspésie.

Les citoyens peuvent être assurés qu’on va continuer à avoir l’approvisionnement de nos ressources médicales et alimentaires, c’est considéré comme des biens essentiels et on va continuer à les faire circuler, promet Nadia Minassian, la préfète de la MRC du Rocher-Percé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet, indique que des gens de la Côte-Nord réclamaient cette mesure sur les réseaux sociaux depuis déjà quelques jours.

M. Ouellet soutient que des questions demeurent toutefois en suspens et souhaite obtenir des précisions rapidement.

Je pense que ça va rassurer ma population. Cela étant dit, ça a été drôlement annoncé. Il y a eu des régions qui ont été oubliées. Ils ont été obligés de reprendre par la suite pour nommer les régions. Bref, c’est un peu le fouillis présentement. Les gens sont à la recherche d’information. Mon Facebook explose. On est à la recherche de certaines précisions, affirme le député nord-côtier.

Martin Ouellet est notamment préoccupé par le sort des Nord-Côtiers qui auront besoin de circuler pour apporter du soutien à leur famille.

La route 132 près du parc du Bic.

Dès 16 h samedi, des contrôles routiers doivent être mis en place sur les axes principaux pour restreindre les déplacements interrégionaux non essentiels.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, dit également bien accueillir l'initiative du gouvernement. Il appelle toutefois les citoyens au calme.

Je ne veux pas que les gens se disent "on ne peut pas aller partout, il faut se dépêcher d'aller à l'épicerie". Ce n’est pas ça qu'ils ont demandé. Ils vont contrôler. Ils vont poser des questions, mais si les gens n'ont pas besoin de voyager, ne le faites pas non plus. Restez chez vous. Continuez à suivre les directives.

L’entreprise Keolis maintient ses services de transport interurbain jusqu'à 23 h 59 samedi. Les arrivées et les départs en provenance ou en direction de l’Est-du-Québec sont maintenus d'ici la fin de la journée.

Les autres régions dont l'accès sera restreint sont l'Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Nord-du-Québec, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Avec les informations de Jean-François Deschênes, Marie Kirouac-Poirier et Marie-Christine Rioux

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