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Les producteurs de la vallée de l'Okanagan craignent une pénurie de main d’oeuvre

La pandémie de COVID-19 fait craindre un manque de cueilleurs de fruits dans la vallée de l'Okanagan, ce qui pourrait mener à une diminution de l'offre.

Deux hommes dans des échelles cueillent des pommes.

L'Association des producteurs de fruits de la Colombie-Britannique compte sur environ 4 500 travailleurs étrangers temporaires pour aider à cueillir les fruits de la vallée de l’Okanagan chaque année.

Photo : Glen Lucas

Radio-Canada

Bien que le gouvernement fédéral ait annoncé que les travailleurs étrangers temporaires allaient pouvoir entrer au pays malgré la fermeture de la frontière, certains agriculteurs de la vallée de l'Okanagan craignent ne pas avoir assez de main-d’oeuvre pour aider avec les récoltes de cette année.

Le directeur général de l’Association des producteurs de fruits de la Colombie-Britannique, Glen Lucas indique qu’environ 4500 travailleurs étrangers temporaires sont nécessaires chaque année dans les champs et les vergers de la vallée de l’Okanagan.

Beaucoup de ces travailleurs viennent du Mexique et des Caraïbes. Bien qu’ils auront le droit d’entrer au Canada malgré la pandémie, Glen Lucas explique que la logistique entourant leur venue au pays est un défi notamment en raison de la réduction du service aérien.

« C’est un dossier sur lequel nous travaillons et il faut du temps pour tout mettre en place », mentionne Glen Lucas en ajoutant qu’il s’attend à ce que certains travailleurs choisissent de rester dans leur pays auprès de leur famille cette année.

Des cerises sur des branches de cerisiers

La saison de la cueillette des fruits dans la vallée de l'Okanagan commence en juin avec les cerises.

Photo : Andrea Bixby-Brosi

En plus de craindre un manque de travailleurs étrangers temporaires, Glen Lucas est également inquiet de la possibilité que les producteurs ne pourront peut-être pas compter sur l’afflux régulier de jeunes qui inondent la région en été à la recherche d’un emploi.

Selon lui, environ 1500 jeunes arrivent du Québec chaque été pour travailler dans les champs et vergers de la vallée de l’Okanagan. Un autre 1500 vient avec un visa vacances-travail. 

Selon l’Association des producteurs de fruits de la Colombie-Britannique, un employé a sondé les cueilleurs québécois pour voir s’ils prévoyaient revenir cette année et il semble que beaucoup prévoient manquer cette saison.

David Geen est propriétaire d’un verger de cerises dans la vallée de l’Okanagan. Il s’inquiète de la situation.

« Le gouvernement encourage vraiment les gens à rester à la maison ce qui fait qu’il est difficile dans ce contexte de recruter des gens », dit-il.

Cette crainte quant à un manque de main d’oeuvre aura une incidence sur la quantité de produits offerts aux consommateurs, croit Glen Lucas.

« Si nous manquons 10% de travailleurs, il y aura 10% de moins de récoltes », dit-il.

Avec les infromations de l'émission Daybreak South et Tom Popyk

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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