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Les fonctionnaires plus utiles que jamais, disent leurs syndicats

Une table au milieu d’un bureau.

Le travail des fonctionnaires est encore plus nécessaire en période de crise, plaident les syndicats qui les représentent.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Les syndicats des employés de l’État croient que les Québécois devraient y regarder à deux fois avant de réclamer des mises à pied massives dans la fonction publique au nom de l’équité avec le secteur privé. La pandémie de coronavirus, disent-ils, rend les fonctionnaires encore plus indispensables qu’en temps normal.

Le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, est convaincu qu’il serait impossible d’appliquer les mesures gouvernementales sans l’aide des fonctionnaires.

Je vois mal comment on pourrait dire : on va mettre en place un fonds d’urgence, mais en même temps, je mets du monde à la porte. Il faut qu’on ait les effectifs pour le réaliser, affirme M. Daigle en entrevue à Radio-Canada.

Il rappelle qu’avant le début de la pandémie de COVID-19, de nombreux ministères étaient déjà en situation de sous-effectif.

Christian Daigle en entrevue devant la station de Radio-Canada sur la rue Saint-Jean, à Québec

Christian Daigle, président général du SFPQ

Photo : Radio-Canada

Avec la crise, les besoins sont encore plus importants, que ce soit dans les centres d’appels du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale ou de la Régie de l’assurance maladie du Québec, qui répondent aux questions des citoyens.

Si on me dit qu’on veut mettre à pied du monde dans la fonction publique, qu’est-ce qu’on est prêts à laisser tomber comme services? On va laisser tomber l’aide sociale? On va laisser tomber, après ça, l’inspection alimentaire?, demande Christian Daigle.

Présentement, on ne suffit pas à la demande. Si on me dit qu’on a besoin de moins de monde, je vois mal comment on va pouvoir y arriver.

Christian Daigle, président général du SFPQ
La COVID-19 dans la grande région de Québec

« Travail invisible »

Depuis qu’elle a été élue à la présidence du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) en juin dernier, Line Lamarre s’efforce de mettre en lumière le travail invisible, mais ô combien important des quelque 22 000 employés qu’elle représente.

Le premier ministre François Legault lors d'un point de presse

Le premier ministre François Legault a annoncé qu’il n’y aurait pas de mises à pied au sein de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

De la chimiste responsable de la qualité de l’eau potable au plongeur qui veille à la sécurité des barrages hydroélectriques, en passant par la commis responsable de la paye des travailleurs du réseau de la santé, l’apport des professionnels est vital, insiste Line Lamarre.

Les professionnels, c’est l’oxygène qui fait fonctionner l’État québécois. Si l’État était privé du travail de ses professionnels, c’est comme si un être humain était privé d’oxygène. Ce n’est pas compliqué, c’est ça la réalité, illustre la présidente du SPGQ.

Je pense que les citoyens devraient réfléchir, parfois, à ce travail invisible et reconnaître que les fonctionnaires sont loin du stéréotype de la personne qui ne fait rien.

Line Lamarre, présidente du SPGQ

« Anges gardiens »

Il a beaucoup été question, au cours des dernières semaines, du travail essentiel des travailleurs et travailleuses du réseau de la santé, que le premier ministre François Legault a appelés nos anges gardiens.

Sans chercher à diminuer leur contribution, Line Lamarre fait remarquer que les employés de la santé ne pourraient accomplir autant de travail sans l’aide des gratte-papiers et autres professionnels de l’ombre.

Je ne leur enlève rien, mais il n’y a pas que les infirmières qui travaillent. Les infirmières ne pourraient pas travailler s’il n’y avait pas des professionnels qui sont en train de faire leur paye et des employés de soutien qui s’assurent que tout fonctionne, note la présidente du SPGQ.

Elle ajoute que de nombreux fonctionnaires qui effectuent présentement du télétravail utilisent, à leurs frais, leur propre ordinateur, connexion Internet et téléphone cellulaire.

Avec la collaboration de Nahila Bendali

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