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COVID-19 : restriction des déplacements en Abitibi-Témiscamingue

Une personne portant des gants prépare des tubes à essai pour des tests de dépistage.

L'Abitibi-Témiscamingue compte 24 cas de coronavirus.

Photo : Associated Press / John Minchillo

Tanya Neveu

Québec compte renforcer les contrôles des déplacements dans huit régions de la province, dont l'Abitibi-Témiscamingue

L'objectif est de mieux protéger les habitants de ces régions éloignées et vulnérables, selon Québec.

Des policiers seront présents sur les principaux axes routiers qui mènent dans la région dès 16 h samedi.

Ils autoriseront uniquement les déplacements essentiels. « Il y aura un contrôle des entrées et des sorties des régions concernées. Toutes les allées et venues seront interdites sauf pour les déplacements essentiels, la santé ou l'humanitaire » explique la vice-première ministre, Geneviève Guibault.

Selon elle, les populations des régions touchées par cette ordonnance sont considérées comme plus vulnérables pour diverses raisons, des régions isolées, avec la présence de communautés autochtones et des personnes âgées. Donc les autorités de la santé publique sont d'avis qu'en contrôlant les déplacements des gens qui sortent des régions et qui veulent y entrer, ça nous permet de protéger les gens qui y résident.

Horacio Arruda en conférence de presse.

L directeur de la santé publique du Québec, Horacio Arruda, justifie cette décision par la vulnérabilité des régions concernées.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, le directeur de la santé publique du Québec, Horacio Arruda reconnait que ce genre de décision peut provoquer de la panique au sein de la population, mais elles sont nécessaires dans les conditions actuelles.

Savez-vous on est en train un peu de brimer les libertés des personnes, mais il faut avoir le bon dosage par rapport à ça, parce que selon nos données, les secteurs sont plus chauds et il devient plus adéquat d'avoir une mesure plus forte en fonction de l’épidémiologie. C'est que les gens partent de leur milieu, ils ne savent pas qu'ils sont infectés, et puis à ce moment-là, ça devient une source qui bombarde un endroit , explique le responsable.

Les élus saluent cette décision

La présidente de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, Claire Bolduc s’attendait à une telle décision.

Quand on regarde la répartition des cas partout au Québec et qu’on regarde la faible proportion dans notre région versus ailleurs dans d’autres régions, c’était prévisible qu’un geste de cette nature-là soit posé par le gouvernement. Il faut comprendre que ce n’est pas pour nous brimer, mais bien pour nous protéger, dit l'élue.

La députée de Rouyn-Noranda/Témiscamingue, Émilise Lessard Therrien, croit qu'il s'agit d'une bonne décision même si elle juge le délai d’application très rapide.

Elle souhaiterait toutefois que ces mesures s'appliquent aussi aux déplacements interprovinciaux.

Du côté de la Ville de Rouyn-Noranda, la mairesse Diane Dallaire dit que c’est une sage décision, une mesure de prévention, une mesure très sécurisante pour les citoyens. 

Elle mentionne au passage que la question sera abordée au niveau de la Conférence des préfets.

La cheffe de la communauté de Lac-Simon, Adrienne Jérôme salue cette initiative. Sa communauté a elle-même pris la même décision il y a une semaine.

C’est pour protéger nos enfants, on a 800 enfants. On a beaucoup de maladies chroniques aussi, dont le diabète. On a des aînés aussi., dit la cheffe.

Inquiétude à Témiscaming

Plusieurs questions demeurent toutefois sans réponses alors que des gens de la région qui sont actuellement à l’extérieur se demandent s’ils pourront rentrer chez eux.

À Témiscaming et Notre-Dame-du-Nord, des barrages filtrent les voyageurs qui quittent la province ou qui veulent rentrer au Québec.

Dans le secteur sud du Témiscamingue, cette situation vient créer une problématique alors que les citoyens de Thorne, un petit village situé tout juste à la frontière de l’Ontario, ne peuvent plus effectuer leur achat dans la Ville de Témiscaming.

Venir faire l’épicerie à Témiscaming, ce n’est pas une raison valable. Ils se font dire d’aller faire leur épicerie en Ontario. Ils doivent aller à North Bay à 45 minutes de route. On a été près de 2 ans sans épicerie à Témiscaming. Ce bassin de population là, on ne peut pas se permettre de le perdre, dit le maire de Témiscaming, Yves Ouellet.

Il y a environ 200 résidents à Thorne. Le maire de Témiscaming a fait part de ses inquiétudes au corps policier de sa ville ainsi qu’à la préfète du Témiscamingue.

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Abitibi–Témiscamingue

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