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Les communautés autochtones s’organisent pour se protéger de la COVID-19

Des véhicules sur la route bloque le passage. Un homme tient un panneau où est écrit stop dans ses mains.

Un barrage routier a été mis en place sur la route vers Fort Mckay.

Photo : Fournie par Ron Quintal

Radio-Canada

Les Premières Nations de l'Alberta s’organisent pour protéger leurs membres contre la COVID-19.

Dans la Première Nation de Fort McKay, un barrage routier a été installé près de l’entrée afin de protéger la collectivité autochtone du nord-est de l’Alberta. Les résidents doivent y inscrire leurs entrées et sorties et aucun visiteur n’est autorisé à entrer.

Plus tôt cette semaine, un couvre-feu obligatoire a également été mis en place entre 21H et 5H.

Les résidents ont été avertis que certains de leurs privilèges pourraient être suspendus s’ils ne se conforment pas aux règles de sécurité mises en place sans toutefois préciser lesquels.

Le président des Métis de Fort McKay, Ron Quintal explique qu’il y avait trop de va-et-vient dans la petite communauté d’environ 750 personnes et que dans les circonstances, le couvre-feu se veut aussi une façon de protéger tout le monde de la criminalité.

Ron Quintal pose devant les drapeaux de la nation métisse.

Le président des Métis McKay, Ron Quintal.

Photo : Radio-Canada / Jamie Malbeuf

Il admet que d’autres mesures pourraient êtres mises en place, entre autres la possibilité de mettre une restriction sur le nombre de fois qu’une personne peut sortir de la communauté dans une même journée ou une même semaine.

« Nous rendrions un mauvais service à notre peuple en ne prenant pas la situation au sérieux », croit Ron Quintal.

La Première Nation de Fort McKay n’est pas la seule à avoir mis en place de telles mesures.

Un homme installe une pancarte sur le bord d'une route. On peut y lire en anglais contrôle de sécurité, dépistage obligatoire.

Un contrôle de sécurité et un couvre-feu sont maintenant en place à Fort Mckay.

Photo : Fournie par Ron Quintal

La Première Nation Peerless Trout, qui se situe à environ 230 kilomètres au nord de Slave Lake, a elle aussi choisi d’imposer un couvre-feu à ses membres entre 22H et 6H.

Ceux qui ne se conforment pas risquent une amende de 500 dollars.

Quant à la Première Nation crie de Bigstone, située à environ 130 kilomètres au nord de Slave Lake, ses membres ne peuvent pas sortir entre 20H et 6H.

Ceux qui ne respectent pas le couvre-feu se verront imposer une amende de 500 dollars.

De plus, ceux qui entrent dans la communauté doivent obligatoirement s’auto-isoler pendant 14 jours sinon ils s’exposent à une amende de 2000 dollars.

« Vous devez avoir des lignes directrices très strictes. Vous devez vous assurer que votre punition est sévère pour que cela fonctionne », juge le chef de la Première Nation crie de Bigstone, Silas Yellowknee.

Celui-ci ajoute que si jamais un cas est découvert dans sa communauté d’environ 8000 personnes, il bloquera l’accès de la route qui s’y rend dans les deux sens.

« En tant que chef, j’ai juré de protéger mon peuple », rappelle-t-il.

Avec les informations de Jamie Malbeuf

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