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COVID-19 : le Canada pourrait connaître une deuxième vague

Les travailleurs sociaux d’un site d'injection supervisé à Vancouver n’acceptent qu’un petit nombre de personnes à la fois pour éviter la propagation de la COVID-19.

L’administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada a porté regard sombre sur la situation au pays estimant que les Canadiens en auront probablement pour des mois avant d’en finir avec la COVID-19.

Photo : Reuters / Jesse Winter

Radio-Canada

Une deuxième vague pourrait survenir après la première que nous vivons présentement chamboulant à long terme la vie quotidienne des Canadiens, a déclaré l'administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo.

En conférence de presse vendredi, il a indiqué que la population devra prendre son mal en patience, car il pense que le pays en a encore « pour de nombreux mois » avant d’être débarrassé de la COVID-19. C'est définitivement des mois. De nombreux mois, a-t-il précisé.

Quant au premier ministre, Justin Trudeau, il a insisté sur Twitter sur l'importance de continuer à être vigilants. Restez chez vous. Même si c’est la fin de semaine, si vous choisissez de vous réunir avec vos proches ou vos amis, vous vous mettez en danger, ainsi que les personnes qui vous entourent et nos travailleurs de la santé. C’est sérieux. Faites ce qu’il faut et restez à la maison, a-t-il écrit.

Le chef d'état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, a appelé les membres des forces armées canadiennes à rester en bonne santé et à être prêts à répondre immédiatement si la crise le demande.

L'Ontario a dépassé samedi la barre du millier de cas de COVID-19. La dernière mise à jour des chiffres de la province fait état d'un total de 1144 personnes infectées depuis le début de la crise, une augmentation de 151 depuis vendredi.

Au Québec, le gouvernement a décidé de limiter l'accès à huit régions, soit le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James, grâce à des barrages routiers.

En Alberta, le premier ministre, Jason Kenney, a de son côté annoncé vendredi une série de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie de coronavirus, dont la fermeture des services non essentiels et la suspension des évictions de locataires qui ne paient pas leur loyer avant le 1er mai. Le nombre maximum de personnes qui peuvent se rassembler à un endroit passe aussi de 50 à 15.

Les organismes de réglementation médicale au Canada veulent sanctionner les médecins qui gardent en réserve ou qui prescrivent à leur entourage des médicaments présentement testés comme traitements potentiels pour la COVID-19. L'hydroxychloroquine et l'azithromycine font partie des médicaments étudiés dans le cadre d’un effort mondial de lutte contre cette maladie. Pour le moment toutefois, les preuves de leur efficacité dans le traitement de la maladie demeurent faibles.

Il n'y a pas qu'aux États-Unis où la crise du coronavirus profite aux marchands d'armes à feu. Que ce soit pour se protéger ou par peur d’une pénurie, de nombreux Canadiens ont fait le plein de fusils, de carabines et de munitions. Tellement que certains produits sont aujourd’hui en rupture de stock.


Le bilan : 

Le Canada compte près de 5576 cas de COVID-19 – confirmés et probables – et 61 décès liés à la maladie. Les principales provinces touchées sont le Québec (2498), l’Ontario (1144), la Colombie-Britannique (884) et l’Alberta (542).

En rafale : 

Avec les informations de La Presse canadienne

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