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Pas de quarantaine à New York, tranche Donald Trump

Une personne dans une combinaison protectrice regarde son cellulaire, une sacoche sur l'épaule et une valise aux pieds.

Une voyageuse en combinaison protectrice dans une navette de l'aéroport John F. Kennedy à New York.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi qu'il renonçait finalement à placer en quarantaine les États de New York, du New Jersey et du Connecticut, après avoir évoqué cette possibilité plus tôt dans la journée pour lutter contre le coronavirus.

Le chef d'État a indiqué sur Twitter qu'il avait demandé au Centre de contrôle des maladies (CDC), autorité de santé nationale, de diffuser un avis ferme dissuadant les déplacements pour entrer ou sortir de ces États, sans pour autant fermer leurs frontières.

La première puissance mondiale, qui est frappée de plein fouet par la COVID-19, compte désormais plus de 120 000 cas confirmés et 2147 morts, dont 672 pour la seule ville de New York.

Un très jeune enfant est par ailleurs décédé de la COVID-19, a annoncé samedi le gouverneur de l'État de l'Illinois, sans préciser son âge exact.

La maladie est réputée pour épargner relativement les enfants, et les très jeunes victimes sont très rares. Cet enfant fait donc sans doute partie des victimes les plus jeunes de la pandémie. Le gouverneur n'a pas non plus précisé si l'enfant souffrait d'autres pathologies.

Les constructeurs automobiles mis à contribution

Le président américain, Donald Trump, a contraint par décret le constructeur automobile General Motors à produire des respirateurs artificiels, vitaux pour les personnes atteintes de la COVID-19, toujours plus nombreux à être hospitalisés. Car l'équipement vient à manquer après des semaines de pandémie.

Le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a ainsi estimé que la pénurie chronique mondiale d'équipements de protection individuels pour les personnels soignants représentait une menace imminente dans la lutte contre la COVID-19.

Quelque 662 850 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 183 pays et territoires depuis le début de l'épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. Parmi ces cas, au moins 142 061 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Records de décès en Italie et en Espagne

Dans la péninsule italienne, la COVID-19 a tué près d'un millier de personnes en 24 heures, un bilan quotidien inédit pour un seul pays depuis le début de la crise.

La contagion continue toutefois de ralentir en Italie, suscitant l'espoir que les mesures extrêmes de confinement prises il y a deux semaines donnent enfin des résultats, même si le pic n'est toujours pas atteint. Le pays a toutefois passé le cap des 10 000 décès dus au coronavirus

Après l'Italie, c'est l'Espagne qui compte le plus de décès dans le monde avec 5982 pour 73 225 cas. Madrid a d’ailleurs décidé samedi de durcir les mesures prises pour lutter contre la COVID-19 en ordonnant à tous les salariés travaillant dans des secteurs non essentiels de rester chez eux durant deux semaines.

Cette mesure annoncée par le chef du gouvernement Pedro Sanchez intervient alors que le pays a enregistré le nombre record de 832 morts en 24 heures, selon un dernier bilan.

Une ambulancière portant un masque facial et une combinaison de protection transporte un patient dans une unité d'urgence située à Madrid en Espagne.

La situation se dégrade encore en Espagne qui a enregistré samedi sa plus forte hausse de décès quotidiens avec 832 morts en 24 heures.

Photo : Reuters / Sergio Perez

La France prolonge son confinement, la Russie ferme ses frontières

En France, le gouvernement a prolongé de deux semaines le confinement de la population à compter de mardi, soit jusqu'au 15 avril. Il va falloir tenir, a prévenu le premier ministre français Édouard Philippe, mettant en garde contre la vague extrêmement élevée de la maladie qui déferle sur la France.

À ce titre, Paris a commandé plus d'un milliard de masques de protection et souhaite atteindre un objectif de 14 000 à 14 500 lits de réanimation pour faire face à la pandémie, a annoncé samedi le gouvernement, défendant sa gestion de la crise sanitaire face aux critiques.

En Grande-Bretagne, où le premier ministre Boris Johnson a annoncé vendredi être contaminé, mais seulement avec de légers symptômes, on se prépare à une vague gigantesque de patients dans les hôpitaux. On fait état désormais de 1019 morts au Royaume-Uni avec 260 nouveaux décès en une seule journée, selon un bilan officiel publié samedi.

La Russie, dernier grand pays à n'avoir encore pris aucune mesure de confinement généralisé, a décidé de fermer totalement ses frontières lundi. Les autorités russes avaient déjà ordonné la fermeture des restaurants et la plupart des commerces. Les autorités espèrent que les Russes resteront ainsi chez eux, même sans y être obligés.

L'Allemagne a rapatrié plus de 160 000 de ses ressortissants bloqués à l'étranger par les fermetures de frontières visant à lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus, a indiqué samedi le ministre allemand des Affaires étrangères.

Berlin estime à 200 000 le nombre de ses ressortissants qui se trouvaient à l'étranger et qui, en raison de l'expansion de la pandémie de COVID-19, désiraient rentrer dans leur pays. Il s'agit pour la plupart de touristes bloqués à l'étranger après les fermetures de frontières et la suspension de liaisons aériennes.

On peut lire sur la façade de la tour Eiffel à Paris le message « Merci » en hommage à ceux qui sont en première ligne pour lutter contre la COVID-19.

La lutte pour ralentir la propagation de la COVID-19 se poursuit en France dont le dernier bilan s’élève à 2314 décès.

Photo : Reuters / Charles Platiau

Et tous les pays n'affrontent pas à armes égales la pandémie.

L’Afrique en alerte

Tous les continents sont touchés par la pandémie, mais c'est sur le continent africain qu'on redoute le pire. L'Afrique dénombre dorénavant 3300 cas d’infection et 90 décès, selon un dernier décompte transmis par le directeur de l'Organisation mondiale de la santé.

Quelques heures après être entrée à son tour en confinement pour trois semaines, l'Afrique du Sud a annoncé vendredi ses deux premiers décès. Le pays le plus industrialisé d'Afrique est, de loin, le plus touché sur le continent avec 927 cas recensés pour 57 millions d'habitants.

Il s'agit de prévenir une catastrophe humaine aux proportions énormes, a expliqué le président Cyril Ramaphosa.

Une femme portant un masque de protection à la COVID-19 descend les escaliers d’un immeuble à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

L’ONU tire la sonnette d’alarme quant à la situation sanitaire précaire de l’Afrique en matière de lutte contre la pandémie de la COVID-19.

Photo : Reuters / Thierry Gouegnon

Dans le centre de Johannesburg, la police a dispersé à coups de fouet des clients agglutinés devant un supermarché.

À Kinshasa, capitale surpeuplée de République démocratique du Congo, le confinement a été reporté par crainte d'insécurité après une flambée des prix des biens de première nécessité.

L'autre catastrophe

Face à l'autre catastrophe, économique, qui s'annonce, la communauté internationale tente de mobiliser des sommes astronomiques, avec l'Union européenne jugée à la traîne par certains pays.

Les pays du G20 ont promis d'injecter 5000 milliards de dollars pour soutenir l'économie mondiale. Les États-Unis ont adopté de leur côté un gigantesque plan de relance de plus de 2000 milliards de dollars pour sauver leur économie menacée de paralysie. L'Europe a de son côté renvoyé à dans deux semaines des mesures fortes contre le coronavirus, s'attirant la déception et la colère de l'Italie et de l'Espagne, pays les plus touchés sur le vieux continent.

Nous ne surmonterons pas cette crise sans une solidarité européenne forte, au niveau sanitaire et budgétaire, a dit samedi le président français Emmanuel Macron à trois journaux italiens, appelant à lancer des emprunts communs à toute l'Union européenne, ce à quoi l'Allemagne s'oppose totalement.

En attendant, les marchés retiennent leur souffle après une semaine terminée dans le vert, en dépit d'un vendredi dans le rouge.

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