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Des centaines de bénévoles de la région répondent à l’appel de François Legault

Deux bénévoles transportent les boîtes vers une minifourgonnette.

Les organismes communautaires ont plus que jamais besoin de bénévoles pour les aider avec la crise de la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle de Mer

Radio-Canada

L'appel pour des bénévoles lancé hier par le premier ministre François Legault semble avoir été entendu en Outaouais.

Bon nombre de bénévoles plus âgés ont été appelés à s’auto-isoler, alors que les organismes communautaires continuent de répondre à des besoins essentiels malgré la pandémie.

C'est le cas de Moisson Outaouais, qui vise à assurer la sécurité alimentaire des personnes vivant des conditions socio-économiques difficiles.

Diane Dupont-Cyr, présidente du C. A., et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais dans l'entrepôt de l'organisme.

Diane Dupont-Cyr, présidente du c.a. et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais. (archives)

Photo : Radio-Canada / Roxane Léouzon

Selon son directeur général, Armand Kayolo, l’organisation a pu recruter dans les derniers jours 118 bénévoles qui seront prêts à intervenir partout où le besoin va se faire sentir, a-t-il affirmé.

Le problème est dans la communauté, mais la solution aussi est dans la communauté.

Une citation de :Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais

On a besoin d'aider des personnes, soit faire leur épicerie, soit faire du téléphone-écoute, soit aider ceux en situation de handicap ou les personnes itinérantes, a souligné le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Selon le ministre Boulet, 12 000 personnes de partout dans la province s'étaient inscrites, vendredi, via le site jebenevole.ca (Nouvelle fenêtre), si bien que, victime de son succès, le site a eu de la difficulté à répondre à la demande vendredi matin.

Malgré tout, 8900 jumelages directs ont pu être créés entre bénévoles et organismes.

Une plateforme de bénévolat qui a des racines en Outaouais

Si la plateforme jebenevole.ca (Nouvelle fenêtre) est aujourd’hui une plateforme provinciale de jumelage des centres d’action bénévole et des organismes sans but lucratif avec les bénévoles, c’est une initiative qui a vu le jour en Outaouais.

Le portail a d'abord été lancé en avril 2008, par le Regroupement des centres d’action bénévole de l’Outaouais (RCAB).

Repris par la Fédération des centres d'action bénévole du Québec (FCABQ) pour être déployé à l'échelle provinciale, un de ses rôles sera maintenant d'aider de nouveaux bénévoles à appuyer les organismes en ce temps de crise.

Ça va lui donner une visibilité encore plus grande, explique la directrice générale du Centre d'action bénévole de Gatineau, Nancy Mailloux.

Selon cette dernière, le Centre d'action bénévole de Gatineau a déjà pu recruter pour sa part entre 80 et 100 bénévoles qui sont sur une liste pour appuyer les organismes [que le centre dessert] et nous appuyer à l'interne.

Rehausser les mesures de sécurité pour protéger les bénévoles

Dans le contexte actuel, convaincre des bénévoles de sortir de la maison avec les risques de propagation représente tout un défi.

Benoit Leblanc se fait prendre en photo.

Benoit Leblanc est le fondateur et directeur de l'organisme Itinérance zéro.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

L'organisme Itinérance Zéro a donc pris des mesures qui vont au-delà des directives gouvernementales pour rassurer ses bénévoles, et aussi ses usagers. Selon son fondateur et directeur général, Benoit Leblanc, il n'existe pas de directives officielles concernant la distribution de vêtements, mais l’organisme a mis en place ses propres mesures.

Je préfère faire trop que pas assez.

Une citation de :Benoit Leblanc, fondateur et directeur général d’Itinérance Zéro

Selon ce dernier, on a le lavage des mains intensif, voire exagéré, on a des stations de Purell, on a du Purell dans le motorisé et à la caserne il y a deux stations de lavage de main.

Les réalités du terrain obligent cependant les bénévoles d'Itinérance Zéro à se plier aux directives de la Santé publique.

On a aussi diminué le nombre de bénévoles à bord de la caravane pour le temps des distributions, pour éviter d'avoir le nombre maximal et pouvoir respecter la distance de deux mètres, souligne M. Leblanc.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

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