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Comment l'interdiction d'entrée aux T.N.-O. touche une petite communauté albertaine

Une femme et un homme âgés sont à bord d'un canot.

Avant que la pandémie ne frappe, Beverly Tupper avait l'habitude de recevoir chez elle les habitants de sa communauté tous les matins, pour partager un café.

Photo : Fournie par Beverly Tupper

Radio-Canada

Beverly Tupper est l’une des huit résidents de Fort Fitzgerald, une petite communauté albertaine située à quelques kilomètres au sud de la frontière albertaine avec les Territoires du Nord-Ouest. Depuis que la fermeture de la frontière en raison de la pandémie de la COVID-19, ces résidents qui sont tous des aînés se retrouvent bien isolés.

En temps normal, les habitants de Fort Fitzgerald avaient pour habitude d’aller et venir entre l’Alberta et les T.N.-O, notamment pour faire leur épicerie à Fort Smith, de l’autre côté de la frontière. Seulement un panneau bleu sur le bord de la route leur indiquait qu’ils avaient changé de territoire.

Depuis que les T.N.-O ont interdit l’entrée sur le territoire aux non-résidents, (Nouvelle fenêtre) vendredi dernier, dans le but de ralentir la propagation de la COVID-19, les habitants de Fort Fitzgerald doivent s’arrêter à un barrage tenu par des officiers, et montrer leur pièce d’identité.

Une exception leur a en effet été concédée pour leur permet de se rendre à Fort Smith pour s’approvisionner en biens essentiels, soit l’alimentation et les médicaments.

Panneau bleu portant le nom "Alberta", sur le bord d'une route enneigée.

Un simple panneau bleu sur le bord de la route marque d'habitude le passage de la frontière provinciale. Des officiers des T.N.-O. y arrêtent désormais toutes les voitures pour contrôler l'identité des passagers.

Photo : Radio-Canada / Anna Desmarais

La mesure est salvatrice pour cette communauté, puisqu’elle se retrouve isolée du reste de l’Alberta depuis que la seule route d’accès par le sud, Fort Chipewyan Winter Road, a été fermée la semaine dernière.

C’est étrange, dit Beverly Tupper.C’est un peu bizarre parce qu’on est isolé du reste de l’Alberta.

Gérer l’urgence au-delà des frontières

Dans cette communauté qui fait partie de la municipalité régionale de Wood Buffalo, les résidents sont tous des voisins. Chaque matin, ils se retrouvent autour d’un café chez les Tupper.

Maintenant que la pandémie est là, ils prennent des nouvelles par téléphone. Nous sommes un peu comme une famille, dit Mme Tupper.

Même s’ils peuvent se rendre à Fort Smith pour leur épicerie, les visites sociales leur sont interdites.

Ils sont autorisés à utiliser certains aéroports des T.N.-O, pour voyager vers d’autres villes de l’Alberta, mais seulement s’ils ont passé les 14 jours précédents à Fort Fitzgerald.

François Paulette, qui réclame la mise en place d’un plan régional de gestion des urgences depuis cinq ans, aimerait que les gouvernements de chaque côté de la frontière utilisent la pandémie de COVID-19 comme une occasion d’apprentissage.

C’est juste le début, dit M. Paulette, nous allons être frappés par quelque chose d’autre et nous aurons besoin d’être préparés.

Dépister la COVID-19

Mme Tupper se demande, par exemple, comment elle pourra se faire tester si elle en manifeste le besoin.

Le centre médical de Fort Smith accepte les résidents de Fort Fitzgerald, selon son site internet.

Le ministère de la Santé des T.N.-O. recommande par ailleurs à toutes les personnes souffrant de symptômes de la COVID-19 d’utiliser l’outil d’auto-évaluation disponible en ligne ou d’appeler l’un des quatre centres régionaux.

D’après les informations d’Anna Desmarais

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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