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Une image comme photo de profil.

Les étudiants mécontents de l'UQAC peuvent utiliser cette image en noir et blanc sur Facebok.

Photo : Capture d'écran

Radio-Canada

La décision de ne plus attendre le 13 avril pour les cours virtuels à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) rend mécontents plusieurs étudiants.

Après avoir annoncé qu'elle suspendait ses activités jusqu'au 13 avril, l'UQAC fait volte-face et annonce la reprise des cours, de manière virtuelle, à compter du 30 mars.

Samuel Gogniat, étudiant en marketing à l'UQAC, a modifié sa photo de profil sur Facebook pour dénoncer la décision de son université de poursuivre le trimestre dès lundi. Cette photo reprend le slogan populaire du moment, Ça va bien aller, et l'arc-en-ciel, mais en noir et blanc avec la mention Ça va pas bien aller. Son geste a été imité par plusieurs étudiants qui déplorent de ne pas avoir été consultés.

Les dirigeants ont décidé de prendre des mesures avec les professeurs sans nécessairement consulter les étudiants.

Une citation de :Samuel Gogniat, étudiant en marketing à l'UQAC

Dans les faits il revient aux professeurs de décider si les cours reprendront ou si le trimestre prendra fin. Trois scénarios sont possibles, explique le président du Syndicat des professeures et des professeurs de l'UQAC, Gilles Imbeau, qui soutient que la liberté académique des enseignants a été respectée par l'Université, comme le veut la convention collective.

Le premier scénario, c'est de poursuivre l'enseignement de façon virtuelle, soit en utilisant une plateforme Zoom ou une plateforme Google Meet, ou encore le scénario B, où on poursuit le cours, mais avec des moyens alternatifs, c'est-à-dire qu'on va mettre en place des mesures pour faire des travaux, puis on va noter ces travaux-là. Et le scénario C, c'est le scénario de l'UQAR et de l'UQO, c'est que le professeur peut décider de terminer son cours et d'octroyer une cote S ou une cote I aux étudiants, a expliqué le professeur au département d’informatique et de mathématique.

La cote S correspond à Satisfaisant et n'entrerait pas dans le calcul de la moyenne. La cote I est pour Incomplet. Dans ce dernier cas, un étudiant aurait jusqu'au 31 août pour compléter.

C'est ce scénario, choisi par les universités du Québec en Outaouais et à Rimouski, que l'association étudiante, le MAGE-UQAC, aurait souhaité que l'UQAC retienne.

Nous trouvons que le niveau d'anxiété des étudiants est très précaire. Pour cette raison, nous demandons la cessation de la session.

Une citation de :Fabien Poirier, président, MAGE-UQAC

La direction de l'UQAC affirme entendre les doléances des étudiants, mais rappelle que c'est le gouvernement Legault qui a décidé de faire de la poursuite des études supérieures un service essentiel. C'est ce qu'explique Marie-Karlynn Laflamme, directrice du bureau des affaires publiques à l'UQAC.

On est en mesures d'urgence, alors c'est sûr qu'on utilise des moyens d'urgence. Maintenant, les étudiants, on l'entend le mécontentement, on le lit, il y a énormément de commentaires, il y a des moyens de communiquer avec nous et on lit évidemment tous leurs défis, toute leur détresse, tous leurs commentaires, puis on essaie de trouver des mesures en fait pour minimiser l'impact de la poursuite du trimestre, a-t-elle mentionné.

Selon un reportage de Jean-François Coulombe

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